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Revue de presse

Les propos de Blocher offusquent les éditorialistes romands

Par Marion Moussadek. Mis à jour le 13.02.2014 7 Commentaires

Au lendemain des propos tenus par le tribun de l'UDC sur la «conscience nationale plus faible» qu'auraient les Romands, les rédacteurs en chef des titres romands principaux bondissent.

Les quotidiens romands s'offusquent tous ce jour des propos tenus par le tribun de l'UDC hier dans la <i>Basler Zeitung</i>.

Les quotidiens romands s'offusquent tous ce jour des propos tenus par le tribun de l'UDC hier dans la Basler Zeitung.
Image: Keystone

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«L'Hebdo» qui paraît ce jeudi 13 février consacre une large part de son édition au «fiasco». (Image: DR )

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«Les Romands ont toujours eu une conscience nationale plus faible». Voici les propos tenus par Christoph Blocher hier dans un entretien accordé à la Basler Zeitung et qui offusquent les éditorialistes romands ce jeudi 13 février.

C'est «le pas de trop» pour Pierre Ruetschi de la Tribune de Genève qui interpelle directement le tribun de l'UDC: «De quel droit osez-vous mettre en doute le patriotisme des Romands?», s'étrangle le rédacteur en chef. Avant de s'inspirer de la célèbre réplique de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand (qui lui fit probablement gagner la présidentielle de 1974) et de lancer au tribun de l'UDC: «Vous n'avez pas le monopole identitaire».

Le responsable éditorial pointe du doigt les gros sabots de Christoph Blocher qui «avance comme un éléphant dans un magasin de porcelaine du Langenthal», «exultant» de «semer une monumentale gabegie dans le pays», qu'il compare à un «séisme», précisant qu'il existe désormais «des risques de répliques importants». Il termine sa diatribe contre Christoph Blocher ainsi: «Donc Monsieur Blocher, les Romands et 49,7% des Suisses apprécieraient fort que vous cessiez de creuser le Röstigraben à l'heure où les plaques bougent encore».

Le poison protectionniste

Quant au quotidien Le Temps, son rédacteur en chef consacre également l'édito aux propos de Blocher. Ou plutôt à «l'insulte à l'égard de la minorité», écrit-il. «Un procédé odieux» d'un parti qui, «malgré ses contorsions pathétiques» a pour cible l'Union européenne; «un parti qui se moque de la réalité de nos échanges avec l'Europe, insulte les minorités et fait fi de nos intérêts stratégiques avec notre principal partenaire commercial et politique». «Un jeu diabolique» pour «une partie de dupes qui entame notre crédibilité internationale», nourrie par le «poison protectionniste».

La Liberté met en exergue la citation de Blocher dans sa page consacrée à l'après-votation. Mais le quotidien fribourgeois s'intéresse davantage aux solutions qui se concoctent actuellement dans les partis pour rafistoler le rapport avec l'UE qu'il ne s'offusque de la provocation (en était-ce seulement une?) verbale du tribun de l'UDC.

Un nouveau «dimanche noir»

L'Hebdo, en kiosque ce jeudi, était déjà en cours d'impression lorsque le tribun de l'UDC a tenu ces propos hier. Cela n'empêche pas son rédacteur en chef Alain Jeannet de consacrer son éditorial à l'acceptation - de justesse, faut-il le rappeler - de l'initiative UDC , «un vote auto-mutilateur». Il ose la comparaison avec le refus à l'EEE en 1992 et les propos d'alors de Jean-Pascal Delamuraz, parlant de «nouveau dimanche noir», rappelant que la Weltwoche dont les accointances avec l'UDC ne sont plus à prouver, avait traité les Romands de «Grecs de la Suisse».

Quant à l'autre hebdomadaire romand, L'Illustré paru hier, Michel Jeanneret s'intéresse aux raisons qui ont poussé 50,3% des Suisses à voter «oui»: les salaires qui n'ont «guère évolué» tandis que «les loyers triplaient dans certaines métropoles» ou encore le dumping salarial. Les citoyens ont donc voté contre ce qu'ils estiment être une «inconsciente fuite en avant». Le rédacteur en chef préconise un travail de fond de la part des autorités. Faute de quoi, il redoute qu'il y ait «d'autres 9 février». (Newsnet)

Créé: 13.02.2014, 11h06

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7 Commentaires

atmen kelif

13.02.2014, 11:34 Heures
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Quand on sait que son grand-père Eduard considérait qu'il y avait trois races différentes en Suisse, que la plus évoluée était en Suisse-alémanique et qu'il fallait dès lors partitionner le pays on se rend compte que la branche n'est pas tombée loin du tronc... Répondre


Christian Loup

13.02.2014, 11:19 Heures
Signaler un abus 27 Recommandation 12

Blocher en évaluateur de ma conscience nationale ?? S'il savait ce que ma conscience pense de lui...... Répondre



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