Genève
Il tente de l’étrangler avec le cordon du fer à repasser
Par Catherine Focas. Mis à jour le 12.09.2012 1 Commentaire
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La jalousie, les provocations, les scènes de ménage émaillent la vie de ce qui était autrefois un couple. Madame égrène devant le Tribunal de police les brutalités que lui aurait fait vivre Monsieur. Elle se perd dans d’inutiles digressions, des histoires confuses d’hypothétiques rivales.
Le juge a bien de la peine à la cadrer. Le procureur semble las. L’avocat de Monsieur, Me Nicolas Golovtchiner, se plaint de l’injustice faite aux hommes. De l’inégalité de traitement. Il développe. Les déclarations de la plaignante sont prises au pied de la lettre alors que celles de son client sont systématiquement balayées. Des témoins sont venus dire qu’elle les aurait payés pour faire un faux témoignage. La plainte à ce sujet a été classée. Résultat: on se retrouve avec un homme accusé de tous les maux (tentative de mise en danger de la vie d’autrui, lésions corporelles, menaces, tentative de contrainte) et une blanche colombe. «Alors qu’ils sont tous les deux fautifs, plaide l’avocat. Madame a une large part de responsabilité.»
Le point culminant de ces violences conjugales se situe en avril 2010. Après une énième dispute, Madame arrache le téléphone des mains de Monsieur, le jette par terre et le casse. Selon Me Golovtchiner, elle ne s’arrête pas là et lui lance divers objets à la tête. Dont le fer à repasser qui trône au salon. Monsieur esquive, l’attrape. Il explique: «Petit, je jouais au base-ball.» Puis il enroule le cordon de ce fer autour de Madame. Comme s’il l’attrapait «au lasso». Afin «qu’elle se calme».
Selon le Ministère public, il lui a serré le cou avec ce câble dans le but de l’étrangler. Madame a réussi à s’enfuir et à s’enfermer dans une chambre au premier. Son compagnon a brisé une vitre, cherché un couteau avec lequel il a éventré un tableau, menacé de tout casser et de la tuer. Tout ceci sous les yeux d’un malheureux petit garçon de 5 ans hurlant de terreur.
Elle voulait qu’il quitte l’appartement et qu’elle ne le revoie plus jamais. Mais comment aurait-il fait? La porte était fermée à clé. Et la clé, c’est elle qui l’avait. Elle a fini par appeler la police. Le couple s’est séparé peu après. Monsieur, qui n’en est pas à sa première condamnation, a écopé d’une peine de vingt mois, dont six mois de prison ferme. La sanction qu’avait réclamée auparavant le procureur. (24 heures)
Créé: 12.09.2012, 09h01
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