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Services industriels

«Nous allons travailler à sortir la Suisse du nucléaire»

Par Patrick Chuard. Mis à jour le 02.07.2012 4 Commentaires

Pour André Hurter, vice-président de Swisspower, le lobby des services industriels a un rôle concret à jouer dans le futur énergétique des Suisses. Interview.

André Hurter, directeur des Services industriels de Genève (SIG), ville pionnière dans l'utilisation d'électricité non nucléaire.

André Hurter, directeur des Services industriels de Genève (SIG), ville pionnière dans l'utilisation d'électricité non nucléaire.
Image: Pierre Abensur

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Swisspower? Ce groupe d’influence regroupe les services industriels de 20 villes du pays. Dont Genève, Martigny et Bienne en Suisse romande. Soit 1,1 millions de clients à travers le pays. L’association a créé une nouvelle société en décembre 2011, nommée Swisspower Renouvelables. Elle proclamait ce matin à Berne vouloir s’engager pour sortir le pays du nucléaire. Mais que pèse Swisspower dans notre paysage énergétique? Questions à son vice-président, André Hurter, directeur des Services industriels de Genève (SIG)).

Le Conseil fédéral et les Chambres fédérales ont décidé d'une sortie progressive de l'atome civil dans les prochaines décennies. Pourquoi ajoutez-vous aujourd’hui votre grain de sel?

André Hurter: Les membres de notre association ont signé un document appelé Masterplan 2050. C’est l’expression de notre soutien à la politique énergétique fédérale. Nous voulons diminuer la consommation de CO2, améliorer les économies et augmenter la part des nouvelles énergies renouvelables dans le mix énergétique suisse.

Mais ces décisions ont déjà été prises à l'échelon politique!

Ce que nous disons, c'est que les services de villes suisses sont derrière la politique fédérale et qu'ils sont tous unis sur cette question. Nous sommes arrivés aussi à la conclusion que le plan de Doris Leuthard est réaliste. Il y a du pain sur la planche, mais nous allons travailler concrètement à sortir la Suisse du nucléaire. Swisspower a du poids, nous sommes en contact direct tant avec les consommateurs qu’avec les décideurs politiques.

Vous représentez vingt villes, êtes-vous véritablement un acteur national?

Il est vrai qu’il y a 900 services industriels en Suisse et nous ne demandons qu’à grandir! (rires) Swisspower a été créée il y a dix ans, mais ses buts étaient autres. Nous avons changé nos statuts en 2010 en devenant une vraie association pour défendre les intérêts de la branche: électricité, gaz, thermique... Et la société Swisspower Renouvelables va nous permettre d’acquérir des sites de production d’énergies renouvelables.

A quoi ressemblera notre futur énergétique selon Swisspower?

Notre réflexion repose sur le plan de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Nous espérons avoir des objectifs chiffrés cet automne. Mais au-delà des grands chiffres, nous voulons mettre en œuvre des programmes concrets. Beaucoup de choses existent déjà au niveau local que nous pourrions reprendre ailleurs. C'est le cas du programme Eco21 (économies d’énergies) lancé à Genève. Le projet de centrale chaleur-force combinée à Berne nous paraît intéressant. Interlaken utilise la chaleur des eaux usées... Bref, il y a de bonnes initiatives partout! Nous sommes convaincus que l'avenir passera par un mix énergétique des renouvelables. Nous ferons le point dans dix ans.

Pressez-vous les autorités de hâter la sortie du nucléaire ?

Non. Le manifeste de Swisspower est clair : nous soutenons le programme de sortie à long terme en 2034, sans chercher pas à accélérer le mouvement. Notre message c’est plutôt que nous nous impliquons dans la mise en œuvre parce que nous pensons que c’est vraiment possible.

(Newsnet)

Créé: 02.07.2012, 17h25

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4 Commentaires

Sophie Clerc

02.07.2012, 18:46 Heures
Signaler un abus 7 Recommandation 0

Les bonnes intentions, merci beaucoup. Mais moi, j'aimerais être certaine, chiffres à l'appui, que nous disposerons de suffisamment de courant dans les années qui viennent. De combien avons-nous besoin, TOUT compte fait, et de combien disposerons-nous. Bien réellement, avec suffisamment de réserves pour compenser les lubies d'un Poutine par exemple. Sans blabla d'enfumage, merci. Répondre


Monique Favre

03.07.2012, 09:16 Heures
Signaler un abus 2 Recommandation 0

Quand les spécialistes disent que c'est possible de sortir du nucléaire, il faut les croire. On est loin des théories soi-disant fumeuses de quelques écologistes en sandales. Le savoir-faire des scientifiques et la volonté des politiciens sont enfin réunis pour une bonne cause qui nous fera faire d'importantes économies déjà à moyen terme et qui nous évitera de prendre de gros risques de santé. Répondre



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