Musique
250 chanteurs se préparent à incarner le Mur du Son
Par Anetka Mühlemann. Mis à jour le 13.07.2012
Dossiers
Les 250 ans de 24 heures
Appel aux chanteurs
Des ténors et des basses. Autrement dit des voix d’hommes. Voilà ce qui manque encore pour parfaire l’harmonie du spectacle qui sera donné cet automne à Beaulieu. Une trentaine de chanteurs supplémentaires seraient les bienvenus. Le gros des répétitions se déroulera courant septembre. Alors, si vous voulez traverser avec nous le Mur du son et vous retrouver au «chœur» de l’aventure musicale… Contactez-nous à l’adresse 250ans@24heures. ch ou par téléphone au 021 349 42 50.
Des partitions qui crépitent et des voix qui s’entremêlent – encore et encore – jusqu’à atteindre cette harmonie qui fait frissonner toute l’assemblée. Cette scène, ils sont nombreux à la reproduire à travers tout le canton, puisque près de 250 chanteurs ont décidé de participer au grand spectacle anniversaire de l’ancienne Feuille d’Avis de Lausanne.
Mais avant les répétitions de septembre, où ils seront tous réunis sous la baguette experte de Dominique Tille, c’est chacune de son côté que les douze chorales partantes doivent s’entraîner.
Un répertoire éclectique et rassembleur
A l’instar de la Troupe artistique de Gimel (TAG), qui se familiarise avec les œuvres du Mur du Son lovée dans la salle de musique du collège du Marais. Plus de la moitié de l’équipe – soient 15 personnes - a répondu présent à l’appel de 24heures. «C’est vraiment une expérience spéciale comparé à ce qu’on peut faire d’habitude, car on est quand même le chœur du village», confie Manon Robellaz, qui chante «tous les jours depuis toute petite». Et de relever que «c’est un énorme programme très lourd» : il s’étend du folklore avec le Ranz des vaches à la pop avec Beautiful Day de U2, en passant par des titres de Trenet ou de Souchon.
Rompue aux comédies musicales, la compagnie assimile vite les morceaux. Dès leur arrivée, les artistes amateurs se répartissent par voix dans les classes alentours. Soprani, alti, ténor et basses, chaque cellule a son ordinateur portable pour s’entraîner. Suivent la mise en commun et la satisfaction éprouvée lorsque tout colle. «La difficulté, c’est surtout les chants en anglais, parce qu’on n’a pas tous l’accent qu’il faut et puis au niveau du rythme», relève Jean-François Robellaz, directeur du chœur.
Le pari des novices
A la Tour Edipresse de Lausanne, la pause déjeuner du jeudi est dédiée à la musique. Dans la bibliothèque, une dizaine de collaborateurs de 24heures donnent de la voix autour d’un synthé. Ils forment le 24choeur. «Cela me semblait logique de participer activement à la fête des 250 ans de 24 heures, alors je me suis dit que monter un petit chœur avec des gens qui travaillent dans le titre ou un peu plus largement serait chouette», explique Gilles Biéler, «GO» de la formation et, accessoirement, chef de rubrique à 24heures.
«Voir les collègues dans une autre ambiance c’est vraiment très sympa», confirme Lorella Tassi, assistante administrative du titre. Sympathique certes au vu de la bonne humeur qui emplit la salle, mais pas de tout repos. Car plusieurs 24choristes n’avaient jamais vraiment chanté. «Après, on a tous envie d’aller à fond, alors ça va», sourit le journaliste.
La difficulté de l’autogestion
Ambiance plus cosy à Mézières, à l’occasion d’une rencontre du Mini Evoca. Les répétitions se déroulent tour à tour chez l’un ou l’autre des membres, pourvu qu’il ait un grand salon agrémenté d’un piano. Cette fois, c’est Nicole Berthoud qui invite. «C’est à la bonne franquette mais on progresse bien», assure Yolande Bangala-Kottelat qui n’a pas hésité à saisir «l’opportunité de participer à une création». Elle a donc réuni neuf amis issus de l’ensemble vocal Evoca.
Les séances se déroulent sans chef. Tandis qu’Alain Miéville fait le métronome, Anne Terrail tripote le clavier en quête de repères acoustiques. Mais l’autogestion, ce n'est pas évident. «Il faudrait un chef mais ça viendra…», note cette dernière qui s’est embarquée dans l’aventure musicale pour «le côté émotionnel et partager quelque chose de grand». Une expérience de taille que le public est invité à savourer au Comptoir Suisse les 21 et 22 septembre.
(24 heures)
Créé: 13.07.2012, 08h44
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