A l'Unil, sacrifice animal et lancer du disque à l’antique

LausanneLe petit peuple des sciences de l’antiquité de Dorigny s’est livré à une reconstitution des Jeux olympiques de la Grèce ancienne.

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Bon, d’accord, il n’y avait pas d’athlètes nus, et la chèvre sacrificielle était en Sagex. Mais à part ça, la cérémonie d’ouverture qu’ont recréée vendredi à Dorigny les étudiants, chercheurs et enseignants de l’Institut d’archéologie et des sciences de l’antiquité de l’UNIL se voulait fidèle à ce que l’on connaît aujourd’hui des Jeux olympiques dans la Grèce ancienne. «Nous faisons cette reconstitution en principe tous les quatre ans, en phase avec les Jeux olympiques d’été modernes, précise la professeure Anne Bielman, vêtue en déesse. Nous avons pu le faire sans interruption depuis 1983. Malheureusement, la fois précédente, lors des Mystères de l’UNIL, les cieux n’étaient pas cléments, il avait plu à verse.»

Une manière vivante d'étudier l'antiquité

«Ce sont les premiers Jeux auxquels je participe, note avec enthousiasme Aude Lovey, étudiante de niveau Master en sciences de l’antiquité. C’est une manière vivante d’étudier l’antiquité. Et cela nous permet aussi de comprendre certains détails, dont nous n’aurions peut-être pas conscience autrement. Comme le fait qu’il faut être deux pour mettre ce costume!»

Le petit peuple des sciences de l’antiquité ne s’est pas contenté de sacrifier un animal et de prononcer serments et incantations. Il a aussi au préalable marché et chanté en procession depuis le bâtiment Anthropole jusqu’au Centre sportif UNIL-EPFL, au bord du lac. Et il s’est livré à une amicale compétition dans des disciplines typiques comme le lancer du disque ou celui du javelot.

«Nous avons des images de lancer du disque sur des statues, et nous savons qu’il y avait des disques en bronze», détaille le professeur Karl Reber, qui est aussi directeur de l’Ecole suisse d’archéologie en Grèce, et un très bon lanceur. C’est un étudiant qui a réalisé le meilleur lancer, avec près de 24 mètres.

«La seule autre grande différence, c’est le fait qu’il y ait des femmes, ajoute Anne Bielman. A l’époque, leur présence était l’exception.» (24 heures)

Créé: 23.09.2016, 18h07

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