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Jeunes en fin de scolarité 4/5

Après le choc du monde professionnel, les quatre ados perdent leurs illusions

Par Pascale Burnier. Mis à jour le 12.07.2012 4 Commentaires

Loin des bancs d’école, les premiers pas dans le monde professionnel se révèlent ardus. Avec parfois ce sentiment que le monde entier se dérobe et que l’échec signe la fin d’un futur tout tracé.

1/16 Melissa, 16 ans, 9e VSG
Melissa n'a pas décroché son apprentissage à l'ERACOM (Ecole romande d'arts et de communication). «C'est comme si des kilos me tombaient sur la tête. Je me voyais déjà en septembre devant les portes. Eh bien non. J'ai l'âge pour aller dans cette école, mais ils m'ont dit que j'étais trop jeune, que j'avais des trop bonnes notes et que je devrais plutôt aller au gymnase. Je ne comprends pas.» Après le choc de son refus à l'ERACOM, Melissa a décidé de se faire conseiller au Centre d'orientation scolaire de Vevey. L'adolescente attend encore une réponse du CEPV (Centre d'enseignement professionnel de Vevey) mais ne se fait que peu d'illusions. «Tant pis, j'irai au gymnase en voie diplôme si je ne trouve rien de mieux.» Mais la pilule peine à passer. «Si tu veux aller à la banque, on ne te prend pas parce que tu as un cheveu qui dépasse, là on ne me prend pas parce que j'ai trop de points à l'école!» La conseillère la rassure. Grace à ses bons résultats scolaires, beaucoup de portes s'ouvrent à elle. «Je sais que ma situation est meilleure que d'autres. Dans ma classe, la plupart pensent s'inscrire à l'OPTI (Organisme de perfectionnement). Moi, je préférerais faire un séjour linguistique.»
Gerald Bosshard

   

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Quels sont les critères pour engager un apprenti? Comment les employeurs ont-ils perçu Diana et Lule? En coulisse, Rebecca Kolb, assistante de direction chez Gaznat et formatrice pour les apprentis, indique avoir reçu plus de 70 dossiers pour la place d’apprentissage d’employé de commerce. Parmi eux, un grand nombre de candidats âgés de 20 à 25?ans. «Pour nous, le plus important est que le jeune soit ouvert, poli et débrouillard. On voulait aussi quelqu’un de moins de 18?ans. Par contre, qu’il vienne de VSO ou VSG, ce n’est pas un critère. Mais si le jeune a déjà fait des stages, c’est un atout.» Diana a plu, mais pas assez pour obtenir la place. «Trop coachée», «trop sérieuse pour son âge», nous dira-t-on.

Autre méthode d’embauche du côté de Swisscom. Ici, le candidat passe un test sur internet, puis un test de personnalité avant l’entretien. L’entreprise définit un profil type pour chaque métier. Si le candidat sort trop du moule, il n’est pas sélectionné. Lule a franchi cette étape. En entretien, une partie des questions revenaient sur ses réponses au test de personnalité. Mais il n’y a pas que ça. «Nous cherchons des jeunes ouverts aux contacts, à l’aise au téléphone. Nous devons nous assurer qu’ils se plairont au call center durant tout l’apprentissage, précise Cristina Tulipani, cheffe d’équipe hotline. Pour nous, la plus grande qualité est la motivation. On peut ne pas être scolaire, mais être très bon dans son travail. La VSO n’est donc pas un problème. Et si les notes sont moyennes mais le comportement irréprochable, ce n’est pas un handicap.»

(24 heures)

Créé: 12.07.2012, 07h11

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4 Commentaires

Jean-François Chappuis

12.07.2012, 09:21 Heures
Signaler un abus 6 Recommandation 0

Tiens il est intéressant de constater que les jeunes issus de la VSO ne sont pas un problème! Peut-être sur le papier, mais lorsqu'il s'agit de trouver une place d'apprentissage c'est la croix et la bannière pour ces jeunes. Je constate une fois de plus que les belles paroles rendent les fous joyeux, mais cela s'arrête là! Dires VSO pas de problèmes avec des notes moyennes me faire vraiment rire! Répondre


Marion Bornand

13.07.2012, 07:48 Heures
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ce qu'il faut aujourd'hui c'est savoir au minimum l'anglais et si possible l'allemand. Sans les langues vous n'arriverez à rien, sauf des petits métiers. Consacrez-donc une année à apprendre l'anglais (les filles peuvent aller comme au pair) avant ou après votre apprentissage. C'est un peu de la paresse en suisse romande que de ne pas aller apprendre au moins une langue à l'étranger. Répondre



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