Migrants
Asile: Vaud bat des records en aide d’urgence
Par Justin Favrod. Mis à jour le 26.07.2012 9 Commentaires
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Paru mercredi, le rapport de l’Office fédéral des migrations sur l’aide d’urgence accordé aux requérants d’asile déboutés permet de comparer la pratique vaudoise à celle des autres cantons. Vaud est le canton le plus déficitaire. Entre 2008 et 2011, le canton a dépensé 16 millions de plus que les subventions de la Confédération qui verse un forfait de 6104? francs pour chaque bénéficiaire de l’aide d’urgence.
Dans la même période, Zurich dépensait 8 millions «de trop», Genève, 5,6 millions et Berne 2,4 millions. Les autres cantons sortaient bénéficiaires de l’opération.
Pourtant Vaud n’offre pas des conditions de séjours particulièrement luxueuses. Un requérant vaudois à l’aide d’urgence coûte en moyenne 57? francs par jour. C’est davantage que la moyenne suisse à 48? francs, mais cela représente une dépense inférieure à celle de Nidwald, de Soleure ou de Neuchâtel et égale à celle de Berne ou du Jura.
C’est donc le nombre de personnes qui restent et la durée de leur recours à l’aide d’urgence qui fait la différence. Si Vaud se voit attribuer 8,4% des demandeurs d’asile en Suisse, il abrite 12,2% de tous les bénéficiaires de l’aide d’urgence. Soit 1244? personnes sur 10? 166.
La durée moyenne de recours à l’aide d’urgence en 2011 s’élève à 171? jours, alors que la moyenne suisse est à 115. Logiquement, le canton de Vaud est donc celui qui en proportion a le plus fort taux de bénéficiaires d’aide d’urgence de longue durée (plus d’une année), devant Saint-Gall et l’Argovie. Vaud a également le taux de départs contrôlés parmi les plus bas, à 15,8% alors que la moyenne suisse s’élève à 30%.
Le conseiller d’Etat en charge de l’asile Philippe Leuba donne une triple explication à cette singularité: «D’abord nous avons fait le choix d’expulser en priorité les délinquants étrangers avant les requérants déboutés qui se tiennent tranquilles. Ensuite, nous manquons de places en détention administrative pour les renvois, mais nous travaillons à en créer de nouvelles. Enfin, le canton veut créer des foyers, mais se heurte à des oppositions. Il s’ensuit que beaucoup de requérants déboutés vivent en appartements, ce qui ne les incite pas à quitter le canton». (24 heures)
Créé: 26.07.2012, 14h38
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9 Commentaires
Face à la mobilité/migration de certaines populations, n'est-il pas temps de s'interroger sur nos lois qui donnent à ces catégories incontrôlables (tels que ceux qui abusent du droit d'asile, ceux "du voyage" qui peuvent souiller impunément nos champs, sans parler de ceux qui font du commerce de drogue dans nos rues) des droits dont elles se montrent indignes? Qu'attendent nos autorités? Répondre
Le gouvernement Vaudois bat tous les records de générosité de la Suisse! Ce n'est pas un scoop de savoir que nous sommes le seul canton qui est aussi généreux avec les aides d'urgence aux requérants déboutés! Ils sont la moitié plus nombreux ici qu'ailleurs et ils y séjournent beaucoup plus de temps et cela coûte des dizaines de millions.En 2011,16 millions non remboursés à charge du contribuable! Répondre
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