Evénement
Chanteuses, chanteurs, soyez les voix du Mur du Son !
Par Thierry Meyer. Mis à jour le 03.02.2012 3 Commentaires
Ce qu’il faut savoir pour participer
Qui peut postuler?
Tout chœur existant, ou tout groupe constitué pour l’occasion (de toutes tailles, mais minimum 8 personnes), capable de s’organiser pour assimiler les partitions d’ici au 1er septembre 2012.
Quelles sont les conditions?
Le répertoire est facile d’accès, avec des outils d’apprentissage très efficaces. La sélection définitive sera effectuée dans le courant du mois de mars par Dominique Tille sur la base des inscriptions reçues. Les premières partitions parviendront aux groupes retenus au début du printemps. L’ampleur du projet nous contraint à exclure les candidatures individuelles.
Comment s’inscrire?
Il suffit de compléter le questionnaire
en ligne figurant sur le site www.24heures.ch/250ans
Délai d’inscription: 29 février 2012
Renseignements par mail à l’adresse 250ans@24heures.ch ou par téléphone au 021 349 42 50.
Nous nous réjouissons de vous compter au rang des choristes du Mur du Son!
«Original? Le mot est faible. C’est un projet exceptionnel pour l’art choral.» Dominique Tille frétille d’enthousiasme. Le chef de chœur lausannois, 31 ans, a été choisi pour diriger l’immense chorale qui se postera, les 21 et 22 septembre prochain, dans le Mur du Son de 24 heures, dans les jardins de Beaulieu, face à plus de dix mille spectateurs par soir.
Aujourd’hui, il lance avec votre journal la phase de recrutement des choristes qui chanteront la quinzaine de morceaux illustrant les tableaux visuels de ce spectacle d’un genre inédit en Europe. «C’est magnifique pour des chanteurs de pouvoir participer à un événement aussi rassembleur», ajoute Dominique Tille.
A qui s’adresse cet appel? «Nous cherchons environ 250 choristes, explique le jeune chef. Des chœurs entiers, mais aussi des ensembles d’une chorale, des groupes de chanteurs qui se fédèrent pour participer à cet événement. Il faut être au minimum huit.» Pas besoin d’être des pros, mais une certaine pratique est nécessaire. «Il faut surtout avoir un intérêt pour le projet, une sensibilité à un répertoire «ouvert» et aux rythmes, et faire preuve d’envie, de dynamisme, complète Dominique Tille. Il faut aussi se réjouir de chanter devant près de 25 000 personnes, et, pour certains, de le faire au cinquième étage d’une structure d’une vingtaine de mètres de haut», sourit-il.
Quel sera le répertoire?
Sans dévoiler tous les secrets du spectacle, on peut en donner le cadre: sur un peu plus d’une heure trente, il réinterprétera, dans des arrangements originaux, des airs traditionnels de nos régions, des classiques de la chanson française et des tubes de la pop anglo-saxonne qui font partie de l’inconscient collectif. De Gilles à Charles Trenet en passant par U2, la diversité des genres trouvera dans l’interprétation du chœur géant, appuyé par un orchestre classique professionnel de 35 musiciens, une unité de style. «Ce qui est passionnant, c’est que, loin de renier ce qui fait le paysage musical populaire de nos contrées, ce répertoire est aussi tourné vers l’avenir. Il mise sur un impact émotionnel très fort, qui peut marquer les gens, leur faire du bien», analyse Dominique Tille. Qui ajoute: «La chance des choristes sera de travailler avec des grands pros de la musique et du spectacle, et d’accompagner quelques artistes de premier plan.» En effet, des interventions de chanteurs et de musiciens connus viendront souligner les moments forts du show – leurs noms ne seront pas dévoilés pour le moment.
Comment le spectacle se préparera-t-il?
Le casting des choristes terminé, les chorales sélectionnées recevront les partitions des morceaux qui composeront le spectacle. Elles bénéficieront des conseils de Dominique Tille, qui supervisera l’avancement des travaux. «Le but, c’est que tout le monde soit prêt pour les répétitions «tutti», le premier week-end de septembre», avance le chef de chœur. Qui croit beaucoup à l’intensité de la dernière ligne droite. «Septembre sera un mois où chacun sera à fond dans ce spectacle. Chacun est capable de se dépasser lorsqu’il s’investit: c’est une belle énergie à catalyser.»
Qu’est-ce qui plaît à Dominique Tille dans ce projet?
«Tout me plaît! J’adhère complètement au concept. Avec Olivier Dufour, le concepteur du Mur du Son, le courant est passé immédiatement. Il faut dire que j’adore mettre des chœurs là où on ne les attend pas… Au Festival de la Cité, avec un chœur monté pour l’occasion, nous avons fait une flash mob au stand saucisses! Le monde choral permet de franchir les barrières, d’apprendre de tout. Chanter du Verdi vous ouvrira la voix pour la musique pop, qui saura vous assouplir pour interpréter Bach… Je ne suis vraiment pas un puriste. Et j’aime aussi ce projet parce qu’il met l’art choral vaudois en vitrine.»
Chanteuses, chanteurs, à vous de jouer! L’occasion est unique d’être au cœur d’un événement inoubliable. Ce photomontage donne une idée de la taille de la structure.
Dominique Tille, le touche-à-tout inspiré
Né en 1980, Dominique Tille a été plongé très tôt dans le chaudron de la musique. Son père dirige une chorale populaire et sa mère est active dans la danse folklorique. Il fait ses débuts de choriste au Chœur des Gymnases Lausannois, puis il fréquente le Conservatoire de Lausanne dans le cadre de la formation de maître de musique où il obtient un diplôme supérieur d’études musicales. De là est née une véritable passion pour la direction chorale, discipline à laquelle il se forme au Conservatoire de Genève, dans la classe de Michel Corboz.
Très vite, les projets s’enchaînent: il cofonde à 22 ans le Chœur des Jeunes de Lausanne, en tandem avec Nicolas Reymond, dans un répertoire très éclectique. Pour son examen de chef de chœur, il réunit un ensemble vocal féminin qu’il dirige toujours, c’est Callirhoé (nom d’une naïade de la mythologie grecque à la beauté légendaire). Il parachève sa formation à Berlin, et c’est durant son séjour en Allemagne qu’il postule – avec succès – pour remplacer Véronique Carrot à la tête du Chœur de la Cité. Depuis 2009, avec son confrère Renaud Bouvier, il a monté un chœur de chambre professionnel: l’Académie Vocale de Suisse romande, dont le disque Liszt paru en 2011 est une splendeur.
Par bonheur, cette orientation très classique ne l’a jamais coupé de ses racines populaires. Car Dominique Tille est un caméléon. Il a l’autorité inspirante d’un Kapellmeister quand il dirige une Passion de Bach. Ses boucles blondes lui font alors presque une perruque. Mais quand il faisait répéter, il y a quelques années, la chorale de Godomey, venue du Bénin lors d’un projet d’échange avec son chœur des jeunes de la Paudèze, il avait l’air d’un griot blanc crépu! Dominique Tille a cette faculté de transmettre sa passion et de faire passer ses exigences, avec doigté, énergie et une bonne dose d’humour. Tout aussi convaincant dans des concerts électrisants de gospel que dans les miniatures nordiques qu’il affectionne. Comme le disait Anne- Catherine Sutermeister, qui l’avait engagée au Théâtre du Jorat pour Chorale Attitude en 2010, Dominique Tille «dynamise le chant choral et fait éclater le rang d’oignons». (24 heures)
Créé: 03.02.2012, 23h04
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3 Commentaires
A Beaulieu pendant le comptoir suisse vous avez pas trouvé plus ringard ? Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





