Procès
Cultivateur de chanvre devant le Tribunal à Vevey
Par Georges-Marie Bécherraz. Mis à jour le 24.09.2012 2 Commentaires
L’homme de trente ans qui comparaît depuis ce matin devant le Tribunal criminel de Vevey reconnaît les faits et explique avoir misé sur la dépénalisation du cannabis. Il considérait notamment que la production de boutures représentait une zone grise dans la législation. Il affirme avoir agi avec «l’espérance de sortir vainqueur devant un tribunal.»
Pendant quatre ans, il a fourni par milliers aux commerces spécialisés de la région des boutures de chanvre d’espèces non autorisées en raison de leur haute teneur en THC. Il a aussi admis avoir séché et conditionné une dizaine de kilos de tête de chanvre «à la suite d’un accident de culture», épisode qu’il présente comme «une grave déviance de mon activité». Son chiffre d’affaires global est estimé à au moins un million de francs, mais il n’en aurait retiré que des dettes.
Malgré plusieurs interventions de la police, l’intéressé a à chaque fois relancé ses cultures, toujours à Forel, dans des conditions de sécurité très précaires, notamment en raison de l’utilisation de nombreuses bobonnes de gaz.
Il employait jusqu’à une vingtaine de personnes pour s’assurer que les conditions de lumière, température et humidité étaient optimales. Plusieurs de ces employés étaient en séjour illégal en Suisse et on lui reproche d’avoir prélevé des cotisations sociales non versées par la suite aux institutions.
(24 heures)Créé: 24.09.2012, 12h17
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2 Commentaires
Au moins pour ce "produit", pourquoi pas légaliser, taxer comme pour les cigarettes, peut-être moins de rassemblements de consommateurs dans les villes, moins de dealer, des quartiers plus calmes... ça n'empêchera pas tous les dealer de vendre d'autres stupéfiants, mais c'est déjà le pas vers un mieux ? Répondre
L'expérience de la dépénalisation de ce produit devrait être tentée afin de constater si son marché noir dans de nombreuses villes de Suisse diminuerait...Ce qui permettrait d'en obtenir à des prix plus raisonnables, d'être contrôlé et autorisé par une législation stricte dont seuls les adultes en seraient bénéficiaires. Répondre
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