Mur du son
Deux heures d'images pour capter toutes les facettes du canton
Par Anne Rey-Mermet. Mis à jour le 19.08.2012 4 Commentaires
Dossiers
Les 250 ans de 24 heures
Conserver et mettre en valeur
La Fondation pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel de la RTS (FONSART) poursuit deux buts complémentaires: numériser les archives de la RTS pour éviter qu’elles se perdent et mettre en valeur le patrimoine audiovisuel suisse romand. Lancé en 2005, le travail de restauration et de numérisation du fond d’images de la télévision s’achèvera en 2013. Les documents audio de l’ex-RSR auront ensuite droit au même traitement.
Pour mettre en valeur ces richesses, la FONSART a opté pour deux biais: un site internet (www.rts.ch/archives) et une plate-forme participative (notrehistoire.ch). «On doit se mettre au goût du jour et aller vers les gens», estime Françoise Clément, responsable de la fondation. A en juger par le nombre d’internautes qui visitent quotidiennement le site des archives (162'000 visites par mois) et qui postent leurs propres documents sur notrehistoire.ch (plusieurs milliers d'utilisateurs réguliers), l’intérêt pour le patrimoine audiovisuel est bien réel.
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Extraire la substantifique moelle d’un canton pour la rendre visible. Tel est le défi que devait relever l’équipe chargée du volet visuel du Mur du Son. Ce spectacle, présenté les 21 et 22 septembre dans les jardins de Beaulieu pour célébrer les 250 ans de 24heures, mettra en scène 250 choristes et musiciens installés sur une structure de 23 mètres de haut sur 27 mètres de large. Sur cette paroi d’environ 600 m2 seront projetées des vidéos, des photos et des animations graphiques. Le défi est à la taille de l’écran: raconter le canton de Vaud en deux heures d’images.
Etablir une liste de sujets
Première étape: dresser une liste de temps forts, de manifestations incontournables, de paysages emblématiques, de personnalités locales, etc. Après quelques séances de brainstorming, une première ébauche, établie par une équipe de 24heures et d’Opus One (producteur exécutif de l’événement), est envoyée à Olivier Dufour, concepteur et réalisateur du Mur du Son. «Pour nous qui sommes Québécois, il n’est pas évident de faire le tri entre ce qui est incontournable pour un Vaudois et ce qui ne l’est pas», révèle Elizabeth Cordeau Rancourt, directrice de création au sein de Dufour TV.
Puis vient le moment de partir en quête des vidéos. Images d’archives et prises de vue tournées exprès pour le spectacle se mêleront pour narrer la vie dans le Pays de Vaud à travers les époques. «Nous nous sommes rendus en Suisse pour filmer des paysages, mais aussi des événements comme la désalpe de Blonay ou le festival des ballons de Château-d’Œx. Nous sommes également allés à la rencontre de vignerons ou des visiteurs du Comptoir Suisse.»
Recherche d'archives
Pour les vidéos d’archives, le mandat a été confié à la FONSART (Fondation pour la sauvegarde du patrimoine audiovisuel de la RTS). «C’est un travail d’une envergure hors norme, j’ai donc commencé par établir une méthodologie pour la recherche et le classement», explique Thierry Charollais, documentaliste de la FONSART. Son rôle: livrer un stock de vidéos où l’équipe de Dufour TV pourra piocher pour élaborer les animations visuelles complexes du Mur du Son, mélanges d’images et d’effets graphiques. «Je devais garder en tête l’idée que le but est un projet artistique et non purement informatif. Cela se situe entre le divertissement, au sens noble du terme, et la rétrospective.»
Le documentaliste a donc visionné des centaines d’heures de fichiers, recalant toutes les prises de vue de mauvaise qualité et celles d’une longueur insuffisante. Olivier Dufour et Elizabeth Cordeau Rancourt, de passage à Genève, ont ensuite épluché pendant les documents présélectionnés. Après quatre jours de travail, ils sont repartis avec huit heures de prises de vue dans leurs bagages, pour deux heures de spectacle au final.
«De retour au Canada, nous avons placé les documents récoltés dans les différents tableaux du spectacle, afin de voir ce qui nous manquait», se souvient Elizabeth Cordeau Rancourt. Une fois toutes les vidéos dénichées, la recherche laisse la place au travail artistique ou comment réunir Henri Druey et Martin Luther King, l’ouragan au Mollendruz (1971) et le trophée du Muveran, le 700e anniversaire de la cathédrale de Lausanne et les petits trains de montagne? Réponse les 21 et 22 septembre dans les jardins de Beaulieu.
(24 heures)Créé: 19.08.2012, 19h23
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La rédaction
4 Commentaires
Pourquoi aller chercher au Québec des compétences pour ce spectacle consacré au 250ème anniversaire du grand quotidien vaudois et organisé dans le cadre d'un grand événement local ? Ne sait-on pas faire cela ici ? Répondre
Comment solliciter une réponse de la part de 24 heures ? Répondre





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