La Une | Mercredi 19 juin 2013 | Dernière mise à jour 19:13
Imprimerie

Fermeture des IRL: le fatalisme règne parmi les salariés

Par CI.M. . Mis à jour le 19.07.2012 7 Commentaires

Les Imprimeries Réunies Lausanne SA fermeront leurs portes à la fin de l’année. Les salariés ont été informés de la nouvelle à 14h jeudi. Dans leurs rangs, de la déception mais surtout de la résignation.

1/5 Nicolas Sauvan (directeur Romandie) et Alfred Waelti (CO, directeur général)
Image: Florian Cella

   

Articles en relation

Partager & Commenter

Les employés arrivent sur leur lieu de travail au compte-gouttes, jeudi après la pause de midi. Ils ont été convoqués par courrier voici quelques jours. Certains interrompent leurs vacances pour l’occasion.

Rares sont ceux qui souhaitent s’exprimer sur la nouvelle qui annonce la fermeture de leur entreprise.

Aurélien Espinasse, imprimeur devenu conseiller clientèle trentenaire, fait exception. «On s’y attendait. Je ne suis pas énervé, ça ne sert à rien. Je trouverai autre chose, mais pas dans l’imprimerie! Après tout, je suis encore jeune…» Pour lui, pas de doute, son travail est perdu.

Christophe et Thierry sont plus réservés. Mais ils restent stoïques, sans colère. D’une part, ils ont conscience des difficultés que connaît leur branche. D’autre part, face à la possibilité de perdre leur travail ils tentent de voir le bon côté. «La perspective de retrouver un emploi me réjoui!» s’exclame Christophe.

Dans l’après-midi, et parce que «c’est calme aujourd’hui», Multani Jarnail, vingt-trois ans dans l’entreprise, rentre chez lui. Il reviendra demain, à 6?heures. «Ils nous disent que non, mais j’en suis sûr: nous allons recevoir nos congés dans quelques semaines. Rien n’est sauvé. Ce n’est pas facile mais il faut accepter.»

Même fatalisme pour Bounmi Vilaysane, employé depuis onze ans. «Peut-être qu’une partie des travailleurs sera sauvée mais la majorité va être licenciée.» Toutefois, pas d’aigreur, ni de colère. Oui, j’ai mal au cœur. J’ai vécu et vu beaucoup de choses ici. Mais il faut prendre la réalité comme elle est.» Bounmi avait senti le vent tourner, surtout lors de la mise en place du chômage technique en octobre dernier. «De toute façon, ça fait déjà 6?mois que je me suis mis à chercher du travail. Et là, je suis en vacances et je vais en profiter!» Pas d’envie de lutter? «Non, ça ne servira à rien, la décision est prise. Certains de mes collègues parlent de grève, moi je ne suis pas convaincu. Si ça arrive, je serai solidaire.»

Yan Giroud, secrétaire régional du syndicat des médias et de la communication (Syndicom), s’inquiète du manque d’implication des employés. «Il y a deux semaines, j’ai organisé une réunion du personnel. Une seule personne est venue. Il y a du fatalisme chez les gens, ils n’ont pas envie de se battre. Mais nous allons tout de même tenter de les mobiliser.»

(24 heures)

Créé: 19.07.2012, 19h15

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

7 Commentaires

Yan Giroud

20.07.2012, 09:28 Heures
Signaler un abus 5 Recommandation 0

Sauf que des solutions existent pour sauver une bonne partie des emplois. Mais pas en baissant les bras. Répondre


Serge-André Monney

20.07.2012, 08:39 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

C'est bien d'accepter avec dignité son sort surtout s'il n'y a plus rien à faire. C'est une branche de l'industrie qui est partiellement sinistrée. Internet y est sans doute pour quelque chose. On imprime moins car on consulte maintenant son écran. L'avenir est aux journaux et à la publicité sur le NET. Tout évolue, il faut l'accepter! Répondre



Sondage

Internet: doit-on laisser les services de renseignement accéder aux données personnelles?





Rencontre serieuse

publicité
  • [Alt-Text]

Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter lu-ve 7h30-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 824 124, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Service clients CP 585 - 1001 Lausanne

Sondage

Vous arrive-t-il encore de chanter?






Bébé

Toutes les infos "bébé"

ASSURANCES AUTO

Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.

ABONNEMENTS MOBILE

Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.

Energie

Toute l'actualité sur l'énergie

Applications mobile

24heures partout, avec vous

Benegast

BENEGAST® ? LA 1RE GAMME À COUVRIR L’ENSEMBLE DES TROUBLES DIGESTIFS

Le monde des saveurs

Découvrez vins, spiritueux, cigares et bien plus encore!

Paiement pas SMS

Payez par SMS!

Cinéma

Sorties et bandes-annonces