Vallorbe
«Je ferai tout pour récupérer mes chats»
Par Anetka Mühlemann. Mis à jour le 20.10.2012 57 Commentaires
Les gamelles se Mixa, Mimi, Simba et Picasso sont vides. (Image: Florian Cella)
Un maître absent peut être fautif
«Les mesures de séquestre sont rares, indique Alain Zwygart, administrateur de la SVPA. La plupart du temps, ce sont les conditions de garde qui sont négligées». Or, un détenteur d’animaux est censé prendre les mesures nécessaires pour que ses bêtes soient bien soignées durant son absence. Ce qu’Ana Rodrigues pensait avoir fait en donnant des instructions claires à un individu de confiance. Elle s’expose pourtant à la perte de ses chats ainsi qu’à une amende. A moins que la gardienne ne soit tenue pour responsable ou que des circonstances particulières soient retenues. «L’affaire est en cours d’instruction. Les responsabilités n’ont pas encore été établies», déclare le vétérinaire cantonal.
Signaler une erreur
Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.
Partager & Commenter
Des gamelles vides. C’est ce qu’Ana Rodrigues a trouvé dans son appartement vallorbier samedi dernier, alors qu’elle s’attendait à un bond de bienvenue de la part de ses chattes Mixa et Mimi avec, en arrière-fond, les jeux de Simba et Picasso, ses jeunes mâles. L’avant-veille, la Société vaudoise pour la protection des animaux (SVPA) était venue les emmener au refuge de Sainte-Catherine. Aucune visite n’a été accordée à leur maîtresse, qui qui se demande encore comment la situation a pu déraper.
L’enchaînement malheureux qui a conduit au séquestre des bêtes débute le 25 septembre, avec l’annonce d’un décès imminent dans la famille. «Nous somme partis en catastrophe au Portugal», explique Ana Rodrigues. Dans l’urgence, les époux demandent à une habitante de l’immeuble de passer régulièrement chez eux donner eau et croquettes aux chats. L’intéressée accepte. Puis, une panne de voiture retarde de quelques jours le retour du couple. Il en avertit la dame en charge des chats qui - malade - délègue la tâche à son conjoint.
Pour une raison obscure, les chats ne reçoivent plus de pitance à partir du dimanche 7 octobre et font connaître leur faim à coup de miaulements. Un locataire dénonce alors le cas et, mercredi, la SVPA envoie un de ses inspecteurs enquêter. «Il m’a demandé si les maîtres des chats étaient là et m’a priée de le tenir au courant», raconte une autre voisine.
Le lendemain, une ordonnance de visite domiciliaire est délivrée et la SVPA, accompagnée de la gendarmerie de Vallorbe, passe chercher les félins dans un état préoccupant. «J’ai ordonné le séquestre des chats qui ont été retrouvés amaigris, sans eau et sans nourriture», indique le vétérinaire cantonal Giovanni Peduto.
En colère à cause de ce qu'ont subi ses boules de poils chéries, outrée d’être considérée comme responsable de leur état et minée par leur absence, Ana Rodrigues reste vaillante. « Je ferai tout pour récupérer mes chats. Je ne les ai jamais maltraités. Ce sont un peu nos enfants. Alors je me battrai jusqu’au bout». (24 heures)
Créé: 20.10.2012, 09h25
57 Commentaires
Et bien moi je suis bien triste pour ces personnes. J'ai moi-même des animaux et j'imagine bien leur douleur de ne pas les retrouver a leurs retour et surtout de savoir qu'ils ont été maltraités Répondre
Attention : le locataire qui a dénoncé le cas et la SPVA ont parfaitement fait leur travail, faute de quoi ces chats seraient morts. Par contre, il s'agit de bien déterminer les responsabilités, la SPVA ne doit pas punir sans discernement Ana, qui s'est donnée la peine de confier ses protégés à des voisins en qui elle avait confiance, et qui avaient été dûment avertis d'un retour tardif. Répondre






























