L’écran interactif s’impose dans les classes vaudoises

EnseignementLe collège de Nyon-Marens s’est équipé de tableaux numériques dernier cri. Il n’est pas le seul.

Michel Jirounek, enseignant à l’établissement de Nyon-Marens, montre les avantages technologiques, pédagogiques et ludiques du nouveau tableau numérique interactif.

Michel Jirounek, enseignant à l’établissement de Nyon-Marens, montre les avantages technologiques, pédagogiques et ludiques du nouveau tableau numérique interactif. Image: Philippe Maeder

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Plus besoin de brancher le rétroprojecteur ou de multicopier sur papier de savantes explications sur le programme scolaire. «Je peux désormais «plugger» ma clef USB sur le tableau pour faire une séance avec les parents d’élèves», se réjouit Gérard Produit, directeur de l’établissement secondaire de Nyon-Marens.

Depuis la rentrée, 61 classes, dont les 24 d’un nouveau bâtiment qui sera inauguré le 25 mars en présence de la conseillère d’Etat Béatrice Métraux, sont équipées d’écrans interactifs avec accès à Internet, qui révolutionnent les méthodes d’apprentissage.

Il ne s’agit plus du tableau blanc interactif (TBI), qui nécessite un vidéoprojecteur et d’obscurcir la salle de classe pour que les élèves y voient quelque chose. La nouvelle génération consiste en un écran de télévision géant au contraste performant, tactile et connecté à un ordinateur, sur lequel on peut afficher les documents ou exercices préparés par les maîtres, avec textes audio ou musique.

«On peut passer ces documents directement en PDF, écrire et corriger le document affiché avec un stylet», explique Michel Jirounek, enseignant spécialiste des questions informatiques à Nyon-Marens.

Mais on peut aussi installer sur l’écran des vidéos prises sur Internet et, surtout, des applications contenues dans l’ordinateur. Par exemple, y mettre des outils animés, comme une montre dont on peut faire bouger les aiguilles d’un glissement de doigt pour apprendre les heures en anglais, ou introduire selon les besoins une règle, un compas ou une gomme pour expliquer un problème.

Le prof peut aussi utiliser des outils sonores ou faire suer les élèves sur les accords du participe passé dans un questionnaire avec réponses chronométrées. Mais les enseignants les moins aguerris – une formation complète suivra – peuvent encore écrire sur les rabats de l’écran comme sur un simple tableau blanc.

Contrairement à certaines écoles privées qui ont généralisé l’utilisation de tablettes, le Collège de Nyon-Marens ne distribue pas à ses élèves leur propre matériel. «Nous avons doté l’école de 25 tablettes qui seront utilisables en classe, par groupe», explique le directeur, pour qui il s’agit de tester, pour l’instant, l’interconnectivité avec les élèves. D’autant plus que tout cela à un coût, un seul écran numérique, avec toutes ses options, revenant à 9'800 francs. Cet équipement est entièrement financé par la Commune, puisque le Canton ne participe pas aux frais d’équipements et de mobilier des écoles.

Le moteur des communes

Si en 2012, le canton ne comptait que quelque 500 classes équipées d’un TBI, soit 10% du total, les communes sont de plus en plus nombreuses à faire le pas, répondant à la demande des enseignants et des élèves, séduits par la méthode. La vague de nouvelles constructions scolaires, imposées par l’introduction d’HarmoS, semble avoir donné un coup de fouet à l’introduction de ces nouvelles technologies.

Rien qu’à La Côte, tout le monde suit l’exemple donné par Etoy il y a quelques années. A Aubonne, par exemple, voilà cinq à six ans que les classes sont équipées de tableaux interactifs de toutes générations, puisqu’ils sont renouvelés selon un budget annuel. Le nouveau Collège du Chêne, ouvert en septembre, est entièrement équipé d’écrans de dernière génération.

Après trois ans d’essai concluants, Gland aussi a voté un crédit de 480'000 francs pour équiper le Collège de Grand-Champ dès la rentrée prochaine. «Mais pour passer un jour à l’équipement des élèves en tablettes, il faudra attendre que le Canton paie sa part dans le cadre d’un projet pédagogique», estime la municipale des Ecoles Christine Girod. Or, à la direction de l’enseignement obligatoire, on n’est pas pressé. «On reste prudent en la matière et il n’y a pour l’instant aucune volonté d’introduire ces technologies massivement», confirme Serge Martin, de la direction pédagogique. (24 heures)

Créé: 21.03.2017, 08h11

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