Consommation
La décroissance fait toujours plus d'adeptes en terres vaudoises
Par Cécile Gavlak. Mis à jour le 09.10.2012 20 Commentaires
Quelques adresses
Le Galetas du Nord-Vaudois: Yverdon-les-Bains,
024 445 57 60
Le Galetas de la Broye: Payerne, 026 660 60 10
Les jardins d’Ouchy: Lausanne, 076 543 00 79
Lumières des champs: Vevey, 079 705 89 01
Trocaffaire: le troc peut prendre plusieurs visages, comme l'échange de services, le covoiturage ou encore le jardin communautaire.
Troc Savoirs Riviera: La Tour-de-Peilz, 021 921 00 16
Réseau d’échanges réciproques de savoirs
Systèmes d’échange locaux (SEL)
Moins!, journal romand d’écologie politique, Vevey
Café Décroissance: prochaine rencontre le mardi 6 novembre à 20 h, «La médecine contre la santé?». Adresse: Pôle Sud, av. Jean-Jacques Mercier 3, à Lausanne
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Ils se sentent souvent associés à des sauvages qui voudraient retourner à l’âge de la pierre. Mais ils se défendent de toute récession. Les objecteurs de croissance prônent le partage et la simplicité. En guise de vitrine, le Réseau d’objection de croissance vaudois (ROC-VD) a créé le journal Moins! Mais, au jour le jour, comment cette idéologie se vit-elle?
Consommer différemment
Tous les moyens sont bons pour consommer moins: couture, seconde main, mise en commun… «Ce mode de vie ne crée pas de frustration, avertit le Veveysan Yvan Luccarini, corédacteur du journal. On ne décide pas d’un jour à l’autre de tout supprimer. C’est une lente construction. On réalise qu’on n’a pas besoin de consommer pour exister.»
Corédacteur également, Mathieu Glayre, marié et père de trois enfants, vit dans une maison de famille à faible loyer. Par ailleurs, il loue une chambre à un étudiant. Cela permet de réduire les charges et de mettre en commun les infrastructures. Panneaux solaires et chauffage au bois entraînent aussi des économies. Car avec un total de 5300 francs par mois incluant 700 francs d’allocations familiales, la famille ne vit pas dans l’opulence. Une aide de 150 francs par mois pour les assurances-maladie s’ajoute au porte-monnaie et leurs impôts se montent à l’équivalent d’un salaire par an. Mathieu Glayre précise: «La nourriture représente 20% de notre budget car elle est constituée en grande partie de produits locaux, souvent bio.» A titre de comparaison, la dernière étude de l’Office fédéral de la statistique évalue à 7% du budget des ménages les dépenses liées à l’alimentation. Côté mobilité, toute la famille se déplace à vélo ou en train. Ces dépenses avoisinent 500 francs par mois.
Echange et partage
«Moins de biens, plus de liens!» clament les objecteurs de croissance. Entendre: les relations modifient nos besoins. Dans cet esprit, les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs servent à transmettre gratuitement ses aptitudes. Au sein des Systèmes d’échanges locaux, on troque des objets ou des services contre une monnaie d’échange. Habitante de Montelly, à Lausanne, Karine Roch a participé à la Caravane des quartiers, initiée en 2010. «La décroissance, c’est aussi recréer des liens, valoriser les ressources et les talents existant sur place. En ce sens, cette fête est un bon exemple de ce qu’on peut faire», commente-t-elle.
Simplicité volontaire
Quand c’est possible, les décroissants ont un emploi à temps partiel. Le travail passe au second plan pour privilégier d’autres activités. Mathieu Glayre est enseignant à 50% et sa compagne exerce aussi cette profession en tant que remplaçante. Le couple mise donc sur la simplicité volontaire sans vivre cette situation comme une privation. Quand bien même ils avoisinent le seuil de pauvreté, fixé en Suisse à 2243 francs par personne.
Le débat sur la place publique
Les objecteurs de croissance refusent qu’on réduise leur action aux gestes du quotidien. «C’est important, mais pas suffisant», disent-ils. Ils veulent surtout instaurer une réflexion sur la place publique. C’est notamment la fonction du journal Moins!, lieu de débat et d’expression. Tout comme les Cafés Décroissance, rencontres mensuelles autour des thèmes qui touchent à la problématique. (24 heures)
Créé: 09.10.2012, 07h05
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La rédaction
20 Commentaires
Et oui pourquoi pas. Combien de temps encore allons nous suivre cette société de surconsommation à outrance.Achetez,achetez achetez encore! Le maître mot du capitalisme.Chacun à sa manière peut suivre cette voie en achetant pas forcément le tout dernier model de tout.De toute manière qu'on le veuille ou pas on va y arriver . La planète nous le fera savoir si nous continuons sur cette voie. Répondre
C'est le monde financier qui gère la société aujourd'hui. Le pouvoir politique (les élus) ne représente plus les intérêts du peuple mais ceux de la finance. Il faut donc bien commencer quelque part pour changer cette situation. Les citoyen-ne-s se réveillent de leur rêve consumériste, et tant mieux! Dans les 20 années à venir, il y aura d'énormes changements dans cette société capitaliste! Répondre
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