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Alimentation

La vente directe dopée par l’affaire des lasagnes au cheval

Mis à jour le 11.03.2013 5 Commentaires

Depuis les récents scandales, les consommateurs affluent chez les producteurs pratiquant la vente directe.

Patrick Jaccoud, éleveur à Dommartin, livre <nobr>10 kg</nobr> de viande à l’une de ses clientes, Michèle Pousaz

Patrick Jaccoud, éleveur à Dommartin, livre 10 kg de viande à l’une de ses clientes, Michèle Pousaz

Pratique

Les possibilités pour acheter sa viande à la ferme sont multiples. Certaines disposent de magasins en libre-service, d’autres s’ouvrent au public à jours et heures fixes, enfin d’autres encore ne travaillent que sur commande. Les quantités sont très variables: du steak isolé à la bête entière, en passant par toutes les étapes intermédiaires: demi ou quart de bête, paquets de 20 kg ou de 10 kg. Comme la bête composée exclusivement de filets n’existera jamais, la vente directe implique généralement l’achat de mélanges de morceaux. Les abats ne sont toutefois généralement fournis que sur demande. Les prix varient entre 20 à 30 francs le kilo pour de la viande de bœuf. Mais les variantes étant multiples (type de viande, désossée ou non, types de morceaux ou de découpe…), il est important de bien se renseigner sur ce que comprend le montant. Enfin, avant de rentrer à la maison avec 120 kg de viande, il faut naturellement se poser la question de la place à disposition dans le congélateur familial.

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«Dès que le scandale de la viande de cheval est sorti dans la presse, on a vu la différence dans les bacs. Du coup, on a même essayé de titiller en proposant des lasagnes vaudoises. Tout est parti en quelques jours.» Gérante de la Halle romande et responsable de la marque Pro Terroir, Suzanne Gabriel a su surfer sur la vague d’indignation et d’écœurement de la population. Mais le magasin de produits du terroir lausannois n’est pas le seul à en avoir bénéficié.

«Ça nous a fait le même coup qu’après Fukushima: les ventes doublent durant deux semaines, puis ça redescend», constate Claude Chevalley. Agriculteur à Chevressy (Pomy) dans le Nord vaudois, il écoule depuis une dizaine d’années toute sa production de viande de blonde d’Aquitaine par l’intermédiaire de la vente directe. «Parmi les nouveaux clients, quelques-uns deviennent toutefois des fidèles. De toute façon, la progression est régulière et je le fais avant tout pour moi, pour ne pas avoir de patron.»

«La vente directe, comme l’achat chez les artisans, à l’avantage d’offrir un contact personnel», rappelle Barbara Pfenniger, responsable alimentation à la Fédération romande des consommateurs. «L’agriculteur ou le boucher peuvent donner des informations qui ne figurent pas forcément sur l’étiquetage obligatoire, comme la présence d’OGM dans le fourrage. C’est particulièrement intéressant pour les produits transformés, comme par exemple les saucisses et autre saucissons.»

Créé: 11.03.2013, 07h05

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5 Commentaires

frank paillard

11.03.2013, 12:37 Heures
Signaler un abus 26 Recommandation 1

Le boycott de viandes de grandes surfaces aux pratiques "douteuses" et l'achat maximum en vente directe sont deux armes dont les consommateurs auraient grand tort de se priver:la qualité liée aussi à la traçabilité claire dues au sérieux de nos producteurs nourriciers de proximité comme aux normes plus strictes qu'ils sont tenus de respecter sont les meilleurs garants d'une alimentation saine ! Répondre


Jean-François Chappuis

11.03.2013, 10:59 Heures
Signaler un abus 26 Recommandation 8

La vente directe à l'avantage de passer du producteur au consommateur et évite tous les intermédiaires qui ne font que compliquer le système en modifiant quelquefois le produit selon les différentes analyses qui sont venues confirmer cette tromperie au niveau de l'étiquetage de différents produits! La Fédération Romande des Consommateurs nous le rappelle sans cesse. Répondre



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