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Politique

Le torchon brûle entre le MCG et son avatar vaudois

Par Cécile Collet. Mis à jour le 10.02.2012 3 Commentaires

Le sort du MCVD, émanation vaudoise du parti genevois, semble scellé. Il devra voler de ses propres ailes

1/4 Après l'évocation fugace de Patrick Uldry, un ex-MCG, à la tête du nouveau parti vaudois en 2009, la formation s'apprête à fêter sa constitution le 9 mars 2010 sous la présidence de Jonathan Newton (24 ans). Mis en cause dans les médias pour son appartenance récente au groupuscule d'extrême droite Unité populaire, il craque et renonce à la présidence. David L'Epée (27 ans), président de la section neuchâteloise et ancien camarade de Newton à Unité populaire, démissionne lui aussi.
Image: DR

   

Le Mouvement citoyens genevois (MCG) ne goûte pas la «gifle» que vient de lui infliger son «émanation vaudoise», le Mouvement citoyens vaudois (MCVD). D’autant que ce n’est pas la première (lire ci-dessous). Invités à venir s’expliquer à Genève sur la récente mésaventure de Raphaël Henry, candidat au Grand Conseil du Mouvement citoyens vaudois (MCVD), qui avait laissé voir, sur son mur Facebook, des images reprenant la symbolique nazie, les Vaudois ne se sont pas présentés au rendez-vous, comme l’indiquait Le Matin d’hier.

«Invoquant un empêchement, ils ont ensuite fait des déclarations d’indépendance dans la presse, s’étonne Mauro Poggia, conseiller national et député genevois MCG. S’ils ne se présentent pas au rendez-vous du 22 février, des sanctions seront prises.» Pour rappel, Eric Stauffer avait convoqué le comité du parti vaudois par voie de presse, dans un article paru dans 20?minutes en début de semaine. «J’avais bel et bien un empêchement mercredi, confirme Roland Villard, président du MCVD. Mais il est vrai que le bureau directeur a décidé de ne pas se rendre à ce rendez-vous, tant le style de cette convocation l’a dérangé. Le MCG est un parti frère, voire un parent spirituel, mais en aucun cas un tuteur.»

Dépendance financière

Mauro Poggia garde pourtant le calme du parent dont l’enfant turbulent lui donne du fil à retordre. Et assume ce ton paternaliste. «Lorsqu’un enfant réclame son indépendance, il doit assumer! La réalité est que le MCVD n’est qu’une émanation du mouvement genevois, pas encore assez solide pour fonctionner seule, et pas indépendante financièrement.»

La menace à peine voilée de couper les vivres aux Vaudois n’inquiète pas Roland Villard. «C’est vrai que le MCG a mis de l’argent dans la campagne pour le National. Mais c’est parce qu’il avait des intérêts à le faire! Nous avons financé la campagne pour les communales et faisons de même pour les cantonales.» Les deux campagnes auront coûté 6000?francs chacune, selon le président, des frais facilement assumables pour le parti vaudois. Et pour la suite? «La prochaine échéance est dans quatre ans, répond Roland Villard. On a le temps de construire.»

Scission dans l’air

A un an et demi d’existence, fort de 180 membres (60 actifs), le MCVD n’a pas peur de voler de ses propres ailes. Ce qui pourrait bientôt être le cas. «Cela devient difficile de raccrocher les wagons, estime Mauro Poggia. Et quand un wagon ralentit trop le train, il vaut mieux le décrocher. Si le MCVD doit rester en stand-by quelque temps, on s’en passera jusqu’à ce qu’on trouve des gens valables. Mais c’est vrai que c’est un parti adolescent, et c’est normal qu’un ado fasse des conneries…»

En cause, les vicissitudes d’un MCVD qui a du mal à exister pour lui-même. Et qui préfère mettre en avant des membres remuants qui ne défendent finalement pas d’autre cause que la leur, selon le Genevois. Les récents cas évoqués dans la presse «désespèrent» l’élu. «Au mieux, on a affaire à de la bêtise et à un manque de sens politique, au pire à des gens qui défendent l’indéfendable.»

Même avis lorsqu’on évoque la prise de position chrétienne évangéliste de Roland Villard (sur le site du MCVD et sur le blog de Julien Sansonnens) dénonçant la «calomnie» dont était victime son colistier Raphaël Henry. «Fondamentalisme!» clame Mauro Poggia. L’intéressé, qui se dit guidé par sa foi dans son action politique, réfute l’accusation. «C’était un cas particulier où je voulais montrer qu’au MCVD nous ne sommes pas racistes et acceptons les autres pour ce qu’ils sont.» Quoi qu’il en soit, le Genevois prévient: si le MCVD ne rentre pas dans le rang, «cela deviendra un groupuscule fasciste. D’alliés, ils deviendront nos ennemis.» (24 heures)

Créé: 10.02.2012, 23h07

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3 Commentaires

Régis Derémy

11.02.2012, 11:34 Heures
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"Quoi qu’il en soit, le Genevois prévient: si le MCVD ne rentre pas dans le rang, «cela deviendra un groupuscule fasciste. (...)". Ah... parce que pour l'instant, c'est quoi ? Répondre


Stefan Luccio

11.02.2012, 18:16 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation

Ils sont trop trop fort! J'arrive toujours pas à imaginer comment ils font pour aligner les casseroles aussi vite, respect! XD Répondre




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