Soulagement
Happy end dans l’affaire des disparues de Chexbres
Par Cécile Collet. Mis à jour le 10.02.2012 2 Commentaires
«Je suis vraiment très content.» C’est par ces quelques mots que Guy, le père de Hanaé Noémi (7?ans) et ancien compagnon de Mizué Bachelard nous répondait hier soir à bord d’une voiture de la police cantonale. Il était sur la route vers le village de Lot-et-Garonne (sud-ouest de la France) où se trouvent sa fille et son ex-compagne disparues depuis quatorze jours. «Deux policiers vaudois l’accompagnent», explique Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale, qui ne communique pas le lieu précis où se trouvent les «disparues de Chexbres». Il s’agirait de Loubès-Bernac, petit village de Lot-et-Garonne, selon l’AFP. «Notre priorité était que tout le monde aille bien, et c’est le cas. Il faut les laisser tranquilles maintenant», ajoute le porte-parole.
Téléphone d’un logeur
C’est un agriculteur qui hébergeait les disparues qui a appelé le père pour le rassurer, suite à la large diffusion de l’avis de disparition effectuée par les autorités françaises mercredi. La police cantonale a averti hier ses homologues français qu’elles étaient retrouvées, avant de se mettre en route pour aller rechercher Hanaé Noémi.
Le pressentiment de Guy, père d’Hanaé Noémi, était donc juste. Le 4 février, il nous disait être «dans l’attente confiante de leur retour». Il niait la «crise mystique» dans laquelle le père de Mizué la voyait. Contacté hier soir, celui-ci n’a pas été en mesure de nous répondre.
La trace de Mizué Bachelard et de sa fille avait été perdue le 27 janvier, à Paris, peu après le rendez-vous de la mère au siège d’Albin Michel. Elle y rencontrait un éditeur à qui elle avait préalablement envoyé un manuscrit intitulé L’évangile selon Mizué. Dans son avis de disparition, la police cantonale signalait la «situation psychologiquement fragile» de la femme.
La fugitive, qui enseignait les sciences de l’éducation à la HEP de La Chaux-de-Fonds, avait bénéficié d’un congé maladie de deux mois en automne, mais avait repris le travail avant Noël, selon le recteur. Son absence n’avait pas été remarquée, les cours ne devant reprendre qu’en février. C’est l’absence de Hanaé Noémi à l’école, le jeudi de sa disparition, qui avait alerté les voisins.
Retour en Suisse
Dans la recherche active des deux Chexbriennes, deux enquêteurs vaudois s’étaient rendus à Paris le 1er février. Le vice-procureur y avait ouvert une instruction pour disparition inquiétante. En Suisse, le procureur avait ouvert une instruction pour mise en danger de la vie d’autrui, procédure qui permettait de faciliter la collaboration de police à police.
Le père d’Hanaé, qui a la garde alternée de sa fille, l’a prise en charge hier soir afin de la ramener en Suisse, d’entente avec la Justice de paix et le Service de protection de la jeunesse vaudois. Quant à Mizué Bachelard? «Elle décidera de ce qu’elle veut faire, répond Jean-Christophe Sauterel. C’est son libre choix.» (24 heures)
Créé: 10.02.2012, 10h36
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2 Commentaires
les 2 femmes se trouvaient chez lui écrivez-vous ? mais elle a 7 ans la petite !
Tout est bien qui finit bien.
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Je suis ravie que la petite et sa Maman aient été retrouvées en pleine forme. Enfin une bonne nouvelle:-) Répondre


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