FROID
Les insectes ont leur propre antigel
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«Ce grand froid, c’est bien, ça va tuer les p’tites bêtes». C’est ce qu’on entend souvent dans la bouche des jardiniers et maraîchers amateurs qui cauchemardent déjà sur les nuées de chenilles et de vers qui attaqueront leurs rosiers ou leurs légumes au printemps. Or c’est une fausse idée. Le froid extrême qui règne en Suisse ne changera rien à la voracité de ces ravageurs.
Selon Jörg Samietz, entomologiste de l’Agroscope Changins-Wädenswil, les insectes se sont adaptés à ce type de température pendant des millions d’années. En hiver, la plupart d’entre-eux marquent une pause et vivent au ralenti. Leur sang contient d’ailleurs une sorte d’antigel qui empêche sa cristallisation. La plupart des espèces locales peuvent ainsi survivre à des températures de - 10?degrés, voire plus. Et si leur mortalité hivernale est forte, ils la compenseront au printemps en pondant plus d’œufs!
Les pucerons, toutefois, ne devraient pas pulluler en 2012. Le froid devrait être également préjudiciable à des espèces qui ont récemment colonisé la Suisse, comme le puceron vert de l’oranger ou la mouche de la noix, provenant de latitudes plus douces. «C’est plutôt le climat qui règne en mars et avril, avec d’éventuel retour du gel, qui a une influence sur la multiplication des ravageurs», conclut l’expert. (24 heures)
Créé: 09.02.2012, 14h12
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