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FIN DE VIE

Loi sur l’aide au suicide: «l’objection de conscience des soignants est un droit fondamental»

Par Marie Nicollier. Mis à jour le 27.06.2012 2 Commentaires

Des professionnels des soins s’interrogent sur les effets du contre-projet à l’initiative d’Exit et attendent un règlement d’application

Ferdinand Beffa (Groupement des médecins en EMS) et Valérie Binamé-Descoeudres (Institut La Source)

Ferdinand Beffa (Groupement des médecins en EMS) et Valérie Binamé-Descoeudres (Institut La Source)
Image: PHILIPPE MAEDER

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Le 17 juin, le peuple acceptait le contre-projet du Conseil d’Etat à l’initiative d’Exit sur le suicide assisté. Et maintenant? C’est, en substance, la question soulevée par l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI), la Société vaudoise de médecine (SVM) et l’Institut et Haute Ecole de la Santé La Source concernant la mise en œuvre du texte imposant l’acceptation, sous conditions, du suicide assisté dans les hôpitaux et EMS subventionnés. C’est le médecin responsable qui donne le feu vert final en jugeant notamment, en concertation avec ses équipes et la famille, de la capacité de discernement de la personne.

Si tous ces organismes comptent appliquer strictement la loi, ils ont leur petite idée concernant un futur règlement d’application, si règlement il y aura. Ferdinand Beffa, président du Groupement des médecins d’EMS de la SVM, préconise la création d’un comité extérieur chargé d’autoriser ou non un suicide assisté. «L’existence d’un tel comité éviterait que le préavis du médecin soit remis en cause».

Déléguer, le mot est lâché. Le président de l’ASI Pierre Théraulaz recommande une disposition prévoyant qu’en cas d’objection de conscience, le soignant puisse transférer sa responsabilité à un collègue, par exemple un psycho gériatre. «Cela éviterait de se retrouver devant les tribunaux, estime Pierre Théraulaz. L’objection de conscience est un droit incontournable. Mais si les professionnels comprennent que la loi ne leur demande pas d’assister un suicide mais d’évaluer en équipe différents critères l’autorisant, il a peu de raisons de refuser.»

«C’est en parlant dans le cadre de la formation de ce thème délicat sous l’angle éthique et légal que l’on évitera qu’un soignant refile la patate chaude à un collègue», estime Valérie Binamé-Descoeudres, responsable de l’Institut La Source. Dont acte: l’école proposera dès septembre un séminaire de formation de 5?jours sur le thème «Projet de mourir et continuum des soins».

(24 heures)

Créé: 27.06.2012, 13h55

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2 Commentaires

Antonia S. Ceratti

28.06.2012, 07:41 Heures
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"évaluation de la capacité de discernement du patient" fait par un soignant! Cela m'horripile! Une semaine vous êtes à la maison et vous faites ce que vous voulez. La semaine d'après il faut que qu'un tierce décide si vous êtes apte ou non à choisir votre destin. Que la vie vous épargne cette épreuve.Que les personnes qui ont voté pour le contre projet reflechissent, même si c'est un peu tard.. Répondre


daphne berner

28.06.2012, 10:45 Heures
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Un médecin soudainement incapable de juger si le pensionnaire d'EMS qui demande une aide au suicide a toute sa tête ou non:, il faut une commission externe...que de lenteurs et d'obstacles. Pauvres aînés! Et si, découragé, ce pensionnaire décide de ne plus s'alimenter, sera-t-il alors nourri de force? allez savoir, avec de tels docteurs. Cela fait peur. EMS, lieu de bienfaisance ou petit enfer? Répondre



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