«Le journalisme est un métier noble, mais ce n’est pas le seul»

MédiasEn poste depuis onze ans, Thierry Meyer a annoncé sa démission mardi. Il rejoindra le domaine de la communication.

Il rejoindra l’agence de communication Dynamics Group, en tant qu’Associé.

Il rejoindra l’agence de communication Dynamics Group, en tant qu’Associé. Image: Odile Meylan

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Après onze ans passés à la tête de 24 heures, Thierry Meyer a annoncé mardi sa démission. Encore en poste jusqu’à la fin de l’année, il rejoindra ensuite l’agence de communication Dynamics Group en tant qu’associé. Le nom de son successeur sera annoncé en temps voulu, indique l’éditeur du quotidien vaudois, Tamedia Publications romandes.

24 heures a traversé l’an dernier une période de turbulences. Vous sentez-vous poussé à partir?
Ma décision est totalement libre, personnelle et sans contrainte. Je m’étais fixé une limite d’une décennie dans l’accomplissement de ce mandat, justement pour ne pas partir sous la pression de circonstances. Il me semble aussi que j’ai, à ce moment de ma vie (53 ans), encore l’énergie d’aborder une nouvelle aventure qui comporte une part de risque. Ce choix n’a pas été facile: diriger 24 heures m’a donné onze ans de bonheur. J’ai eu la chance de travailler avec des gens passionnés, pleins d’idées, de talent et de ressources. C’est pourquoi j’ai confiance en l’avenir de ce journal.

En rejoignant le monde de la communication, passez-vous du «côté obscur de la force»…?
Le journalisme est un métier noble, mais ce n’est pas le seul, et il n’a le monopole ni de la vérité ni de l’éthique. Il n’y a pas d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Je rejoins un domaine où l’on se fait l’avocat de projets, et j’entends le faire avec toute ma conscience professionnelle.

Quelle marque espérez-vous laisser au terme de votre mandat?
J’espère avoir insufflé une dynamique qui aura renforcé le rôle de 24 heures en tant que plate-forme de débat, qui raconte comment les Vaudois vivent et évoluent. Cette région change à une vitesse extraordinaire. A un moment où la société se fragmente, il est essentiel d’avoir un média qui fédère. Aller vers les gens en sortant du strict cadre du journal papier ou en ligne est sans doute l’une des choses dont je suis le plus fier.

Des regrets?
Je me suis sans doute laissé emporter par mon enthousiasme à deux ou trois occasions. Par ailleurs, les médias traversent un contexte compliqué et il n’est jamais facile de se séparer de collègues. Mais il faut vivre avec les défis de son époque, on n’a pas le choix, et la presse n’est de loin pas le seul secteur d’activité à devoir se remettre en question. Faire ce job aura été un honneur autant qu’une responsabilité. Tous les jours, j’ai ressenti l’importance qu’a 24 heures dans le paysage vaudois. Cela a été un moteur extraordinaire pour avancer. (24 heures)

Créé: 30.05.2017, 11h43

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