Elections cantonales
Vingt-et-un candidats à l’assaut du Conseil d’Etat
Mis à jour le 16.01.2012 5 Commentaires
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Chronologie
Premier tour des élections le 11 mars
Second tour le 1er avril
Les Vaudois recevront leur matériel de vote au plus tard le 18 février pour le premier tour, et le 27 mars pour le second tour.
Quatre contre quatre. C’est le résumé du premier tour de l’élection au Conseil d’Etat qui verra 3 PS et une Verte affronter 3 PLR et un UDC. Principal enjeu: le maintien ou non de la majorité de gauche acquise en décembre avec l’élection de la Verte Béatrice Métraux, qui a succédé à l’UDC Jean-Claude Mermoud, décédé en septembre.
Par le passé, le Conseil d’Etat n’a connu qu’une brève période à majorité de gauche, entre 1996 et 1998 après l’élection du popiste Josef Zisyadis. Mais le Grand Conseil était resté à droite.
La situation est différente aujourd’hui. S’il est peu probable, un basculement du Grand Conseil à gauche ne peut être exclu. Car l’écart entre les deux camps s’est rétréci: le Parlement compte 67 élus de gauche contre 74 de droite. L’Alliance du centre (9 députés) arbitre les débats, au gré des circonstances.
Gauche conquérante
La gauche, qui a gagné les élections de l’automne dernier, part conquérante: le PS représente ses sortants Pierre-Yves Maillard et Anne-Catherine Lyon accompagnés de la syndique de Morges, Nuria Gorrite. Ils font liste commune avec la Verte Béatrice Métraux, avec laquelle ils présentent un front uni.
La droite repart avec ses trois sortants PLR, les radicaux Pascal Broulis et Jacqueline de Quattro, et le libéral Philippe Leuba. Mais elle forme avec l’UDC une alliance controversée. Claude-Alain Voiblet, qui incarne la nouvelle ligne plus blochérienne de l’UDC vaudoise, pourrait ne pas faire le plein de voix à droite. Maillard et Broulis Les sortants devraient être réélus sans problème, Pierre-Yves Maillard et Pascal Broulis en tête, problablement dès le 1er tour. La principale inconnue est de savoir à qui ira le siège laissé abandonné par l’écologiste François Marthaler qui ne se représente pas: à un troisième PS, scénario le plus probable, ou à l’UDC.
Le centre, une force montante qui a engrangé près de 10% des voix lors des scrutins de l’automne, pourrait jouer un rôle au second tour, le 1er avril. Gauche et droite ont songé à inclure un centriste sur leurs listes. Mais ces démarches n’ont pas abouti. Chez les Vert’libéraux, la base a sèchement refusé de figurer sur le même ticket que l’UDC.
Vaud Libre seul
Au final, le centre part divisé. Le Montreusien Emmanuel Gétaz, de Vaud Libre, se présente seul face à une liste à quatre qui réunit le Vert’libéral Patrick Vallat, conseiller communal à Gland, le PDC Claude Béglé, ancien patron de La Poste, le PBD Martin Chevallaz et l’UDF Maximilien Bernhard.
Plusieurs partis lancent des candidatures de combat, offrant une visibilité à leurs listes au Grand Conseil. C’est le cas du MCVD, avec deux candidats, et de l’extrême-gauche, qui propose cinq noms sous la bannière «La Gauche». Parmi eux, le député Jean-Michel Dolivo et Yvan Luccarini, un «objecteur de croissance». Opposant UDC Le dépôt des listes lundi a réservé une petite surprise: Guillaume Morand, le patron d’une chaîne de magasins de chaussures, est en lice pour le Conseil d’Etat et le Grand Conseil. Il se présente sur une liste indépendante baptisée «Parti de rien».
L’homme est connu pour ses prises de position anti-UDC: il a fait construire un minaret sur le toit de son entreprise à Bussigny, une manière de protester contre le vote anti-minarets. «Après m’être beaucoup indigné, j’ai décidé de m’engager», explique-t-il.
(ATS/24 heures)
Créé: 16.01.2012, 15h06
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5 Commentaires
Bravo au POP et à solidaritéS qui se sont mis ensemble pour cette élection. Les électeurs de gauche attendaient cela après l'échec des fédérales ! Voilà qui est de bonne augure pour renverser la majorité, et c'est très bien que des idées de gauche vraiment à gauche soient défendues ! Répondre
La gauche front uni ??? C'est une vue de l'esprit... ou un slogan répété bêtement... Une gauche unie comprendrait une liste commune avec le POP et Solidarités. Or, ce n'est pas le cas. La gauche n'est donc pas unie. CQFD Répondre


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