Imprimer Imprimez    E-mail Envoyez    Commenter Login    Partager Twitter Facebook flux rss

Le gérant refuse de porter le chapeau pour le bruit

BLONAY | Un patron de pub, sommé de réduire ses heures d’ouverture par la Municipalité, porte l’affaire devant le Tribunal fédéral.

© CHANTAL DERVEY | ​Laurent Gueisbuhler, patron du Blonay’s Pub, a été contraint de réduire les heures d’ouverture de son bar. Pour la Municipalité de Blonay, les nuisances sonores et les incivilités du village seraient en partie dues aux clients du bar. Une position que réfute le patron du Blonay’s Pub, qui a décidé de poursuivre son combat jusqu’au Tribunal fédéral.

CHRISTOPHE BOILLAT | 08.02.2010 | 00:05

Débouté récemment par le Tribunal cantonal (24 heures du 18 janvier), Laurent Gueisbuhler n’admet pas que la Municipalité ait décidé de restreindre l’activité du Blonay’s Pub qu’il administre depuis cinq ans. Depuis le 1er février, les heures d’ouverture de son établissement ont été drastiquement réduites. Les autorités ont fondé leur décision initiale sur le fait qu’elles estiment que les incivilités et les nuisances sonores générées au centre du village sont en partie imputables au Blonay’s Pub.

«J’ai l’impression de payer pour les autres, estime Laurent Gueisbuhler. La Municipalité de Blonay, par exemple, n’a jamais pris le problème des incivilités à bras-le-corps. Du reste, elle ne fait rien pour les jeunes. Sa seule décision est de me contraindre à limiter les activités de mon pub, reconnu par ailleurs comme lieu social par Jean de Gautard, le syndic de Saint-Légier (ndlr: village qui jouxte Blonay et dont les jeunes fréquentent le bar blonaysan). Je ne veux pas être le bouc émissaire.»

Pas responsable du tapage au village
Laurent Gueisbuhler a tenté de limiter la casse en améliorant l’acoustique de son bistrot et en plaçant du personnel de sécurité à la sortie du bar. Initiatives qui ont été reconnues. Mais pas suffisantes pour l’exécutif. «Nous avons prévenu ce monsieur à plusieurs reprises. La police également l’a alerté. Mais les nuisances ont perduré», plaide Henri Mérinat, syndic de Blonay. Le gérant dément: «C’est totalement faux. Entre janvier 2007 et août 2008, je n’ai eu aucune mise en garde. De surcroît, je ne peux pas être tenu pour responsable, et le Tribunal cantonal l’a admis, des débordements qui se déroulent la nuit aux quatre coins du village.»

Laurent Gueisbuhler, qui se sent floué, a donc décidé de se tourner vers le Tribunal fédéral. «Je pense que l’arrêt du Tribunal cantonal cultive quelques ambiguïtés. Il n’y a pas eu par exemple de dénonciation à proprement parler», poursuit le recourant. «Grand bien lui fasse. Notre avocate va s’en occuper. La Municipalité, quant à elle, doit continuer à concentrer son action sur les affaires d’intérêt général», explique Henri Mérinat.

Le cocasse de l’histoire tient dans le fait que Laurent Gueisbuhler a d’ores et déjà revendu son fonds de commerce pour se concentrer sur son autre exploitation: la Discothèque Imperia à Montreux. «J’avais déjà trouvé un repreneur même avant la décision du Tribunal cantonal.» Mais alors pourquoi recourir auprès de la juridiction suprême? «Pour une affaire de principe. Egalement pour que le prochain gérant ne soit pas aussi ennuyé que je l’ai été par les autorités», conclut Laurent Gueisbuhler.




Vos commentaires sont les bienvenus. Soyez concis, courtois et pertinents. Les commentaires injurieux et hors sujet seront effacés. En cas de non respect de ces instructions, le compte d'un utilisateur pourra être bloqué sans préavis.

La question du jour

  • La Confédération doit-elle fermer le Haras d’Avenches pour économiser 7 millions par an?

    Oui

    Non

    Sans avis

  •  
Tous les sondages

Le podcast de la rédaction

En photo avec une star du LHC

 

Le débat de la semaine

Etes-vous favorable au renvoi systématique des criminels étrangers?
Dans une initiative, l'UDC préconise le renvoi des auteurs étrangers de délits y compris ceux relevant de la perception abusive de prestations sociales. Cette mesure vous semble-t-elle opportune?

Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com

Scoop Mobile