Ressortissant allemand, cet ancien chef d’équipe d’une société alémanique, qui travaillait pour quelques semaines sur un chantier à Lausanne, n’est pas près d’oublier la blessure qui lui a valu d’avoir les boyaux à l’air. Au petit matin du 31 juillet 2008, dans un hôtel de Morges, l’ouvrier intérimaire qui partageait sa chambre l’a bousculé et lui a donné, dans la bagarre qui a suivi, au moins un coup de couteau suisse dans l’abdomen. «Ce n’est que lorsque j’ai vu mes intestins qui pendaient dehors que j’ai compris ce qu’il avait fait», explique la victime, qui s’est remise complètement de sa blessure, mais n’a pas encore réussi à surmonter ses angoisses et se méfie désormais, selon sa compagne, de toute personne inconnue.
Il faut dire que la veille de l’agression, il avait congédié cet employé, un Tunisien âgé aujourd’hui de 29 ans, qui avait été engagé sur le chantier lausannois parce qu’il parlait non seulement l’allemand, mais aussi le français.
Hier, le prévenu, accusé de tentative de meurtre, ne s’est pas présenté devant le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de La Côte. Il sera donc jugé par défaut.
Le président du tribunal a malgré tout tenté de savoir si quelque chose aurait pu expliquer son geste. Le jeune Nord-Africain avait-il été la cible de propos ou de comportements racistes de la part de ses collègues de travail? Pas du tout, a répondu le chef d’équipe en soulignant qu’il avait justement choisi de partager sa chambre d’hôtel avec lui pour l’intégrer au groupe. Si le Tunisien a bien travaillé la première semaine, il n’aurait montré plus aucune motivation par la suite, allant jusqu’à créer quelques dégâts sur le chantier, ce qui en bout de course justifiait son licenciement. Il faisait bande à part, prétextant n’avoir pas assez d’argent pour aller au bistrot avec les autres et semblait boire plus que soif. En outre, il aurait déjà menacé son chef d’équipe avec un couteau l’avant-veille. Le jugement tombera ces prochains jours.
Le Conseil national s’apprête une nouvelle fois à débattre, au cours de la session de printemps...
Comme écrit dans un précédent billet, « Femina », à diffusé un témoignage...
Faut-il tester les conducteurs au-dessus de 50 ans?
Berne veut limiter la durée de validité du "bleu". Les quinquas devront passer un examen pour vérifier leur aptitude à conduire.
Participez au sondage et au débat sur www.lesquotidiennes.com
Toutes les photos des événements avec 24heures
