Les 250 ans de 24heures
«Il n'y a rien de plus beau que des gens qui respirent et soufflent ensemble»
Par Anetka Mühlemann. Mis à jour le 19.09.2012 1 Commentaire
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Personnalité entière et artiste aux multiples talents, Pascal Auberson chantera à l'occasion du Mur du Son. Dans l'attente de «vibrer» durant le spectacle, le chanteur s'est confié dans son atelier du Flon.
Les 250 ans de 24 heures coïncident avec deux autres anniversaires: vos 60 ans et vos 40 ans de carrière. Quel regard portez-vous sur ce parcours?
- Je ne me suis pas lancé dans la musique, je suis né dans la musique: mon papa était fils de paysan et il est devenu chef d’orchestre. Et puis on a été élevé tout le temps dans la musique. C’était une famille où l’on n’arrivait pas à parler. Et si on se mettait au piano, on arrivait à tout se dire: je t’aime, je te hais. J’ai l’impression que je suis né dans un jardin musical.
Mais un jardin, ça se cultive…
- Je suis quelqu’un de très empirique. Je réfléchis très peu. Je pars et je fais. Et pour la chanson, c’était comme ça. J’étais percussionniste et j’ai fait une chanson qui s’appelait Ophélie et qui a gagné le premier prix en Belgique. Et ça m’a propulsé. Je sentais bien qu’il y avait une électricité entre les gens et moi. La chanson a représenté énormément de choses car quand on vous aime et que les salles sont pleines… (sourire attendri). J’ai joué devant des milliers de personnes, c’est inimaginable! Le succès est une des plus belles choses, surtout quand il est populaire.
Plus de 200 choristes vous accompagneront à l'occasion du Mur du Son. Comment prenez-vous votre participation à cet événement?
- Le Mur du Son pour moi c’est 4 min 30 d'une chanson qui s’appelle L’âme au bout des doigts. C'est la forme d'une chanson intimiste. Il n'y a rien de plus beau que des gens qui respirent et qui soufflent ensemble. Je me réjouis de vibrer. Toute la magie du spectacle est là.
Le Mur du Son fait la part belle aux musiciens du terroir. Un choix qui vous parle?
- La difficulté de ce pays c’est que c’est petit. Si tu chantes en français, il y a un million de personnes qui peut t’écouter. Là où j’ai trouvé que la démarche (ndlr: du Mur du Son) est belle: c’est sympa qu’on ait fait appel à des gens d’ici. C’est assez magnifique. Quand ils ont fait leur francophonie à Montreux, il n’y avait pas un seul artiste suisse. Aimons-nous! Défendons aussi ce qu’on a! Je ne suis pas un nationaliste, il faut s’ouvrir. Mais pour s’ouvrir, il faut des racines. C’est comme un arbre. Sinon, au moindre orage, tu tombes. Tu ne sais pas d’où tu viens. Et dans les artistes de ce coin de pays, on a quelque chose de typique.
Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec 24 heures?
- Je devais avoir sept ans. Mon père avait été nommé dans un très grand orchestre de Hambourg. L'article avait insisté sur le fait que mon père qui venait de rien - fils de paysan - était arrivé à la tête d'un si prestigieux ensemble.
Puis la critique s'est saisie de vous. Quel lien entretenez-vous avec le journal?
- J'ai eu des articles dithyrambiques quand j'ai gagné le 1er prix de Spa en Belgique, c'était un peu l'ancêtre de l'Eurovision. J'en ai plein les armoires. Après, j'ai fait de la danse avec Diane Decker, qui avait trente ans d’avance. C’était plus compliqué et suscitait moins d'engouement immédiat dans les médiats que ma gueule d'ange à bouclettes. Aussi quand j'ai fait du freejazz, la presse était interloquée par mes choix. Je n’ai pas toujours été d’accord avec les mouvements rédactionnels de
Vendredi, samedi et dimanche, vous entonnerez à Beaulieu L’âme au bout des doigts. Que représente cette chanson pour vous?
- C’est très intime. C’est parce-que je vivais ça. J’étais très amoureux et moi quand je suis très amoureux je ne sais plus qui je suis: je vole. Donc pour pouvoir le dire à quelqu'un, j’ai écris cette chanson en disant «la chanson que j’invente est née au fond de toi». Alors on peut dire «toi» ou «vous le public». (24 heures)
Créé: 19.09.2012, 16h32
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La rédaction
1 Commentaire
OUI OUI salut Pascal ! Qu'il est loin le temps des soirées"des boeufs" survoltés au PUB du FOX en face de la gare de Lausanne; Toi qui enfonçait la batterie ou le piano, ton frère au saxo et moi (J-J.ancien SHADOWS styl)qui me risquait à la basse avant que Jean-Yve Petiot arrive après ses cours. < Là on peut dire que tu nous trempais dans TA MUSIQUE. Salut ! > Répondre
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