Pourquoi la droite est désunie à Renens

Second tourLes Socialistes, les Verts et Fourmi Rouge ont uni leurs forces pour le second tour, contrairement au PLR et à l’UDC.

Image: PHILIPPE MAEDER

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Le ciel est tombé sur la tête des deux candidats du PLR à la Municipalité de Renens, mardi 1er mars dernier, jour du dépôt des listes pour le second tour. Il y avait non pas cinq représentants des différentes formations de gauche (PS, Fourmi Rouge-POP, Verts), comme c’est le cas dans l’Exécutif renanais actuel, mais six. De quoi sérieusement menacer l’un des deux sièges que les libéraux-radicaux occupent aujourd’hui. Pour couronner le tout, l’autre force de droite, l’UDC, lançait elle aussi l’un de ses deux candidats.

Pascal Golay, président du PLR «Pour les Renanais», explique: «Nos deux municipaux ont joué la collégialité, il y a eu de manière générale un bon travail avec leurs collègues des autres partis. Nos représentants ont amené leur sensibilité, ils ont parfois freiné certaines ardeurs.» Il dit avoir toujours entendu de la part de la gauche qu’il n’y aurait pas de volonté de remettre en cause cet équilibre. Aujourd’hui, il a l’impression de s’être fait rouler dans la farine.

Stéphane Montabert, candidat UDC, rappelle avoir proposé dès le premier tour une alliance aux libéraux-radicaux, en vain. «Nous avions pourtant des chances, en partant unis, d’arracher un siège à la gauche. Et nous aurions pu aussi le faire au deuxième tour, mais on a joué à un jeu de dupes, sans avoir toutes les cartes en main. Il y avait un accord entre PLR et PS, qui n’a finalement pas tenu. Et juste avant le dépôt des listes le PLR m’a demandé de retirer ma candidature.» Il concède que sa formation a peu de points communs à Renens avec les cousins libéraux-radicaux. «Nous sommes les seuls à avoir joué un rôle d’opposition.»

Pascal Golay ne voit pas les choses de la même manière. «Même si nous étions partis avec l’UDC, nous n’aurions pas gagné grand-chose mathématiquement, analyse-t-il. Il y aurait eu un risque que beaucoup de nos électeurs le prennent mal.» Mais il refuse de partir perdant et annonce que son parti se battra jusqu’au bout.

«C’est vrai, avant les résultats du premier tour, on a dit qu’il n’y avait pas de volonté de casser l’équilibre instauré à la Municipalité avec le PLR, sans que cela soit une promesse, commente Patricia Zurcher Maquignaz, présidente du PS renanais. Et que nous ayons présenté trois candidats n’est pas en contradiction avec cela, nous voulions pousser le parti. J’ai été moi-même surprise par mon bon résultat. Nous avons eu peu de temps pour digérer cela. Pour le deuxième tour, ni le POP ni nous ne voulions laisser tomber un de nos candidats. Maintenant, il n’est pas absolument certain que ce sera la droite qui va perdre un siège.» (24 heures)

Créé: 09.03.2016, 19h33

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