Le Zoo La Garenne n'a pas fini de se développer

Le VaudLa phase d'emménagement dans le nouveau parc est terminée. Mais d'autres espèces pourraient encore arriver à Le Vaud.

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Le Zoo La Garenne a terminé son emménagement dans son nouveau parc flambant neuf. Il y a un mois, les arrivées du gypaète et d’une femelle lynx ont marqué la fin de cette étape im portante. Aujourd’hui, le parc zoologique est donc complet si on compte aussi l’arrivée plus discrète de quelques espèces moins médiatiques. Depuis le mois d’avril et l’ouverture officielle du site, les enclos de Le Vaud ont accueilli ainsi deux femelles blaireaux, qui ont rejoint trois congénères. Une nouvelle dynamique de groupe s’est créée et les animaux sortent plus souvent de leur terrier, au plus grand bonheur des visiteurs.

Les réactions des premiers visiteurs, en avril

Dans le terrarium, une fourmilière a pris ses quartiers grâce à la collaboration de l’Université de Lausanne. Son arrivée à Le Vaud n’avait pas été possible pour l’ouverture du parc à cause des chutes de neige tardives dans le Jura l’hiver dernier. Enfin, des moutons de Saas ont également emménagé. Cette espèce, originaire du Haut-Valais, est aujourd’hui menacée. Il ne reste en Suisse que quelques centaines de spécimens. La Garenne en a accueilli dans le cadre d’un programme de reproduction. Une mission qui s’inscrit dans le but de favoriser le maintien des espèces indigènes et ainsi de préserver la biodiversité.

Si le parc est au complet, cela ne signifie pourtant pas qu’il n’accueillera pas de nouveaux pensionnaires. «Selon les financements que nous pourrions obtenir, nous pourrions aménager de nouveaux modules, explique le directeur Michel Gauthier-Clerc. Les terrassements ont été réalisés lors de la construction du parc.» Mieux, les autorisations de construire sont déjà délivrées. «Ces modules faisaient partie de la mise à l’enquête du nouveau parc zoologique, explique Roger Perrin, président du conseil de fondation. Mais nous avions retardé leur réalisation, faute de moyens.»

En quête de mécènes

Désormais, la quête de nouveaux sponsors et mécènes va être relancée pour concrétiser les projets. Cette activité de la fondation qui chapeaute le parc avait été mise en veilleuse depuis l’ouverture du parc, qui avait déjà demandé une recherche de fonds éreintante. «Nous construirons à mesure selon les moyens que nous avons», assure Michel Gauthier-Clerc.

Revivez l'arrivée des premiers animaux

Dans l’extrémité du site côté Marchissy, dans une zone forestière inoccupée, il est prévu d’aménager des espaces pour le chat sauvage, les martes, ainsi que le grand tétras. Une place sera aussi réservée au hibou moyen duc et à la chouette hulotte. Parmi les nouveautés envisagées figure également une nouvelle volière destinée aux oiseaux qui sortent du centre de soin de La Garenne. Ces individus, qui n'arrivent plus à voler, déménageront dans un espace plus grand.

Enfin, un module est imaginé pour accueillir des loutres. «D’un point de vue affectif, c’est l’espèce que nous nous réjouissons le plus d’accueillir, admet Michel Gauthier-Clerc. Elle est aquatique et compléterait bien ce que nous avons à présenter. Et nous pourrions, grâce à elle, sensibiliser le public à la pro­blématique de la qualité de l’eau.»

Avant les nouveaux pensionnaires, le zoo veut apporter un peu de confort supplémentaire à ses visiteurs. La Garenne a ainsi mis à l’enquête un agrandissement de son parking. Huit places de plus sont souhaitées. «Cela nous permettra de faire face sereinement à 99% des journées de l’année», souligne Roger Perrin. Des actions sont également menées en parallèle pour inciter le plus possible les visiteurs à se rendre à Le Vaud en transports publics. En collaboration, un rabais sur le ticket d’entrée au parc est offert à ceux qui présentent leur titre de transport. Dès l’automne, des billets combinés seront enfin disponibles auprès des CFF. (24 heures)

Créé: 23.08.2016, 19h56

Le couple de gypaètes s’est rapidement rapproché

Les animaux sont en phase d’acclimatation. Arrivé à La Garenne le 11 juillet, Helios, le mâle gypaète, s’est rapidement acclimaté à sa nouvelle volière. Il lui aura fallu moins de vingt-quatre heures pour se rapprocher d’Althia, la femelle avec qui le zoo espère qu’il fera pleins de poussins. «Ils sont le plus souvent ensemble et vont régulièrement sur la zone du nid», note Michel Gauthier-Clerc. Le couple semble donc bien s’entendre. Quant à savoir si cela suffira à ce qu’ils se reproduisent, la question reste entière. Un premier élément de réponse pourrait intervenir au mieux en octobre, lors de la période de la parade. Mais la naissance de petits gypaètes pourrait prendre plusieurs années. Athos, la star du zoo qui est morte en début d’année 2015, avait été un mâle reproducteur particulièrement prolifique. Il a été le père de 23 poussins avec deux femelles différentes.

La femelle lynx, qui avait débarqué un jour après Helios, est quant à elle toujours dans l’enclos voisin du mâle arrivé au mois d’avril. «Elle est tranquille, mais il faut attendre que chacun trouve ses marques avant de les rassembler. Il n’y a pas d’urgence», insiste Michel Gauthier-Clerc. Le couple est aussi destiné à la reproduction. La progéniture éventuelle ira ensuite repeupler d’autres zoos ou parcs animaliers.

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