Confrontation
Les communes proches de Littoral Parc saisissent le Tribunal cantonal
Par Emmanuel Borloz. Mis à jour le 18.01.2012 2 Commentaires
Les communes d’Etoy, d’Aubonne, de St-Prex et d’Allaman partent en guerre judiciaire contre l’Etat de Vaud. Elles viennent de saisir le Tribunal cantonal, qui devra les départager. Egalement concerné, le géant du meuble Pfister a suivi le mouvement.
Au centre de la bisbille: le Plan d’affectation cantonal (PAC) «Littoral Parc», un document notamment destiné à promouvoir l’aménagement de la zone et à y assurer le développement de diverses formes de mobilité. Devant être révisé, le dossier était mis à l’enquête il y a plus d’une année. Concernées dans la mesure où certaines portions de leurs territoires sont comprises dans le PAC, les quatre communes profitaient de l’occasion pour formuler leurs oppositions.
«En novembre dernier, le conseiller d’Etat Leuba les a toutes levées sans même entendre nos arguments. Nous avons été très surpris par cette façon de faire, d’autant que, dans ce dossier, nous sommes partenaires. La révision du règlement que propose l’Etat ne nous satisfaisant pas, nous avons décidé de saisir le Tribunal cantonal», précise Luc-Etienne Rossier, syndic d’Aubonne. Dans le détail, les oppositions des communes concernent les problèmes de circulation ainsi que les nuisances générées par l’attrait du site.
Du côté du Canton, Philippe Gmür, chef du Service du développement territorial (SDT), assure que l’aspect «circulation» n’a pas été oublié. «La modification du PAC vise justement à diminuer l’augmentation de la mobilité. Nous proposons plusieurs mesures (Ndlr: la révision prévoit notamment l’interdiction de l’implantation de nouvelles enseignes), mais nous ne pouvons pas décider de la fermeture de magasins. Quant aux opposants, ils ont été auditionnés par l’avocat du Canton. Après une pesée d’intérêts complete, une décision a été prise. Et le chef de service de préciser enfin qu’un opposant a demandé une levée de l’effet suspensif, automatique lorsqu’un recours porte sur le fond. «Nous allons nous prononcer en faveur de la levée de l’effet suspensif, quitte à faire entrer la révision de force.»
(24 heures)Créé: 18.01.2012, 16h40
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:
2 Commentaires
Il faut assumer le dévellopement, et imaginer une nouvelle ville entre Genève et Lausanne. Répondre
Une sortie d'Autoroute à proximité immédiate de ce site serait LA SOLUTION, non? que fait le Canton pour solliciter une telle demande auprès de la Confédération? Est-ce gravé dans la Constitution Fédérale de 1291, qu'aucune sortie ne peut être créée sur l'arc lémanique?. Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





