Il donne de la joie aux passants avec son orgue de Barbarie

MorgesSi vous ne l’avez pas croisé sur les marchés vendant ses fleurs, vous l’avez peut-être aperçu en train de chanter, accompagné de son orgue de Barbarie et de ses tenues farfelues.

A chaque rayon de soleil, Pierre Mayerat revêt son costume et anime les rues et parcs morgiens de sa musique.

A chaque rayon de soleil, Pierre Mayerat revêt son costume et anime les rues et parcs morgiens de sa musique. Image: Odile Meylan

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Pierre Mayerat, dit «O Sole Mio», n’est pas un retraité comme les autres. Dimanche prochain, ce fleuriste de formation participera à la 18e édition du Festival des orgues de Barbarie, qui se déroule chaque année au parc de l’Indépendance de Morges. Il y a un mois, il visitait des orphelinats en Colombie pour offrir aux enfants un spectacle de marionnettes. Cet infatigable septuagénaire utilise les quelques sous récoltés dans la rue pour payer ses voyages en avion – il a déjà visité 145 pays – et ainsi apporter un peu de réconfort aux enfants. «Je donne un peu de mon temps, parce que je me sens mieux après. C’est tellement valorisant. En fait, je suis un égoïste», confie-t-il.

«Quand j’en ai envie»

Dans la rue, il chante. Il rencontre du monde et donne un peu de joie aux passants. «Ils s’arrêtent souvent pour me dire merci, explique Pierre Mayerat. Ils me demandent aussi quand et où je me produirai la prochaine fois avec mon orgue. Je leur réponds: «Je le fais quand j’en ai envie!» Mais je ne peux pas fixer de rendez-vous précis, car si le temps est humide les cartons de l’orgue gondolent et ils sont foutus.»

L’orgue de Barbarie accompagne ses chants depuis plus de dix ans. A chaque rayon de soleil, le chanteur de rue installe son instrument sur son scooter et prend la direction du parc de l’Indépendance, où il se produit au milieu des fleurs. «La tulipe va très bien avec la musique, je trouve», rigole-t-il. Mais le parc n’est pas son seul lieu de prédilection, puisqu’il anime également les rues morgiennes de ses vocalises. Et, en décembre, c’est le costume du Père Noël qu’il enfile avant de gratifier le public de chants traditionnels.

«Peu de jeunes jouent de l’orgue de Barbarie, confie Pierre Mayerat. C’est un hobby assez onéreux, l’instrument coûte cher.» Sans parler des frais de réparation, la machine étant fragile. Mais seul compte le plaisir: celui du chanteur et celui de son public. «Tourner une manivelle, c’est donné à tout le monde. Mais chanter et animer en même temps, c’est autre chose…» (24 heures)

Créé: 20.04.2017, 11h27

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