Justice
Laurent Ségalat assume et sera présent à son procès en appel
Par Georges-Marie Bécherraz. Mis à jour le 10.07.2012 11 Commentaires
«Laurent Ségalat assumera et sera présent à son procès en appel. Il a quand même un sentiment d’acharnement» Par la voix de son avocat Me Stefan Disch, le généticien français acquitté le 1er juin dernier à Renens du meurtre de sa belle-mère fait savoir qu’il n’a pas l’intention de se défiler au nouveau procès dont il va être l’objet à la suite de l’appel du Procureur général Eric Cottier.
«Il répondra à la justice suisse en laquelle il fait confiance», ajoute son avocat. Et d’espérer que son client, domicilié à Thonon, ne sera pas mis en préventive pour des motifs de sûreté aussitôt traversé le lac. Une arrestation qui serait surprenante, dans la mesure où Eric Cottier avait renoncé, «par fair-play judiciaire» à s’opposer à sa libération immédiate le jour de l’acquittement.
Comment a réagi Laurent Ségalat à l’annonce de cet appel qui peut tout remettre en question? Me Disch: «Il s’y préparait car ce n’est pas vraiment une surprise. Le procureur ayant laissé entendre qu’il ferait appel dès le verdict du tribunal de La Côte.» Demi-surprise donc, mais étonnement sur fond, étant donné que cet acquittement a été prononcé par un tribunal criminel composé de cinq juges, au bout de sept jours d’audience. «Faire appel dans ces conditions revient en gros à dire que les trois juges de la Cour d’appel cantonale pourront faire mieux en un jour et demi, puisque telle est en général la durée d’une audience en appel.»
De fait, si sur le papier un procès en appel peut consister en une reprise de toute l’affaire, avec administration de toutes les preuves, audition des experts et des témoins, la pratique vaudoise est considérablement plus sommaire.
D’ores et déjà, la présence ou l’absence de Laurent Ségalat à ce nouveau procès apparaît comme un élément clé. Les parties ne manqueront en effet pas de présenter cela devant la cour comme une démonstration de bonne conscience, ou au cas contraire, comme un indice supplémentaire de culpabilité.
L’affaire Ségalat avait éclaté le 9 janvier 2010, sur un coup de fil de Laurent Ségalat au 144. Il affirmait avoir trouvé sa belle-mère Catherine Ségalat grièvement blessée en rentrant dans sa maison de Vaux-sur-Morges, puis tenté en vain de la réanimer. Son comportement sur les lieux du drame en avait fait immédiatement un suspect. Il n’était plus sorti de prison depuis ce jour jusqu’à son acquittement le 1er juin. (24 heures)
Créé: 10.07.2012, 18h03
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
11 Commentaires
Chapeau à M. Ségalat qui aurait très bien pu ne pas se présenter. Espérons que le nouveau jugement sera impartial Répondre
Je n'appelle pas cela de la justice mais de l'acharnement ! Monsieur Cottier veut avoir absolument raison, avec ou sans erreur de justice ! J'espère qu'il sera à nouveau désavoué! Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























