Hooliganisme
Branle-bas pour un match à haut risque à la Pontaise
Par Georges-Marie Bécherraz. Mis à jour le 25.07.2012 3 Commentaires
Dossiers
Articles en relation
- Les fauteurs de trouble genevois sanctionnés
- Les hooligans genevois ne paieront pas pour les dégâts causés à Lausanne
Partager & Commenter
Mots-clés
Commandant de la police cantonale vaudoise, Jacques Antenen est un passionné de football. À trois jours de la rencontre de championnat entre le Lausanne Sport et le Servette FC à la Pontaise, le sportif réserve son pronostic, mais le policier annonce que ses troupes répliqueront fermement aux éventuels fauteurs de troubles. Interview.
Doit-on vraiment s’attendre à des débordements?
Du point de vue sécuritaire, c’est une rencontre sensible. Probablement celle qui présente pour nous l’enjeu sécuritaire le plus important. Nous risquons de retrouver les mêmes hooligans genevois que ceux qui se sont manifestés lors de la rencontre en ces deux équipes à Lausanne en avril dernier, sauf ceux que nous avons réussi à éliminer par des interdictions de périmètre. Nous avions dû utiliser les moyens lourds.
Comment parviendrez-vous à identifier ces personnes?
Les fauteurs de troubles, encagoulés ou non, ont tort de croire qu’ils peuvent se fondre dans la masse. Ce n’est pas parce qu’ils réussissent à repartir sans être interpellés après avoir provoqué une bagarre ou causé des dégâts qu’ils sont impunis. Ils doivent savoir que tôt ou tard, ils seront identifiés à l’issue de l’enquête pénale. Cela s’est produit récemment à Vevey. Le fichier de données Hoogan de la police fédérale a une base légale claire pour permettre l’identification par l’image.
Quel est le profil type d’un hooligan?
On a longtemps cru que cela pouvait être n’importe qui. Par exemple le cadre bien sous tous rapports mais devient voyou lorsqu’il est en goguette. Chez nous, ce sont plutôt des individus jeunes, souvent déjà connus des services de police. Tout juste majeurs, avec une proportion croissante de mineurs. À la différence du supporter ultra, le hooligan n’est pas forcément préoccupé par le résultat de son équipe.
Quelle stratégie policière?
Je rappelle d’abord que le club organisateur est responsable de la sécurité pour ce qui concerne l’intérieur du stade. À l’extérieur, la présence policière doit relever le défi d’être à la fois suffisamment dissuasive et de ne pas gâcher le plaisir des gens qui aiment le foot et viennent au match pour voir du spectacle. Le principe est de ne montrer que les policiers en tenue bleue ordinaires. Ceux appelés à gérer d’éventuels débordements, équipés de boucliers, gaz et autres, restent cachés, afin d’éviter d’attiser et donner un sentiment de provocation.
N’en faites-vous pas trop?
On nous critique souvent après coup. Mais bien malin celui qui peut a priori définir le besoin le plus adéquat quand bien même la cellule hooligan permanente de la police cantonale possède une certaine expérience.
Et sur le plan opérationnel à Lausanne dimanche?
Lausanne présente une configuration particulière, en raison de la distance assez grande entre la gare CFF et le stade qu’il faut surveiller. La sécurité incombe en premier lieu à la police municipale. Pour dimanche, la cellule hooliganisme a cependant estimé qu’un renfort cantonal sera nécessaire. Cela fera hélas autant de personnel qui ne pourra assumer des missions dans d’autres domaines. (24 heures)
Créé: 25.07.2012, 17h10
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
3 Commentaires
Gros déploiement de force pour petit match et quelques supporters immatures... et 800 gitans qui annexent un champ en menaçant de mort l'exploitant dudit champ et sa famille.Bon d'accord, c'est pas le même canton, mais le contraste est néanmoins à relever.Sans intention de critiquer les forces de l'ordre. Mais les mêmes "gens du voyage" squattent impunément les places de parc de Bellos... Répondre
La chance que nous avons, c'est que le commandant de la police vaudoise est un passionné de football! Il prend les devants afin d'annoncer la couleur à ceux qui désirent aller semer la m...du côté de la Pontaise! La police est prête à s'occuper en particulier de tous ceux qui n'auraient pas compris le message et essayeraient de causer des troubles avant, pendant et après le match LS-Servette FC. Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 

























