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Nouveau Parlement cantonal

La résistance s’organise contre le projet Rosebud

Par Alain Détraz. Mis à jour le 04.02.2012 46 Commentaires

Le Centre patronal se dit prêt à financer un référendum, s’il devait être lancé. Les députés, eux, tenteront de faire évoluer la toiture

Récemment découverte par le public, la couleur grise de la toiture du futur Parlement continue d’agiter les esprits. Le canton encaisse et prépare sa communication.

Récemment découverte par le public, la couleur grise de la toiture du futur Parlement continue d’agiter les esprits. Le canton encaisse et prépare sa communication.
Image: DR

Les révélations sur la couleur grise qui ornerait la toiture du futur Parlement cantonal continuent de fâcher ( 24?heures du 25 janvier). «Ce champignon schtroumpfien est infâme et il dénature la Cité!» Patron des patrons vaudois, Christophe Reymond n’est pas tendre avec le projet. Au point qu’il se dit prêt à engager des fonds du Centre patronal pour le combattre. «Les Vaudois ont bien réussi à empêcher la construction du Musée des beaux-arts au bord du lac, dit-il. Si une équipe se lance pour lutter contre le projet de parlement, ils peuvent me téléphoner.» Justement, la rumeur d’un possible référendum circule dans les rangs de mouvements conservateurs.

Des soutiens se profilent

Président de la Ligue vaudoise, Olivier Delacrétaz a entendu cette rumeur. «Si un référendum est lancé, nous le soutiendrons et proposerons de participer à la récolte de signatures», assure-t-il. Alors, qui veut collecter les 12?000 paraphes nécessaires? Les regards convergent vers le Mouvement pour la défense de Lausanne (MDL). Qui dément. «Nous n’avons rien prévu de tel et je n’ai pas connaissance d’un référendum en préparation», assure Roland Wetter, vice-président du MDL. Reste qu’il ne cache pas son plaisir en apprenant que des soutiens se profilent.

Dans les milieux politiques, la couleur grise du projet baptisé Rosebud fait encore parler d’elle. D’autant que le permis de construire n’a toujours pas été délivré par l’exécutif lausannois. Mais, à un moment où la ville négocie la construction d’un nouveau métro, on l’imagine difficilement s’opposer au canton. Prudent, le municipal Olivier Français commente: «En tant que centre historique, la Cité est sous surveillance et la construction du Parlement est de la responsabilité du canton et de ses élus.»

Si Lausanne donne son accord, le Grand Conseil devra encore discuter du projet. Ancien combattant du Musée des beaux-arts à Bellerive, le député Vert’libéral Jacques-André Haury ne se lancera pas dans un nouveau référendum. Pour lui, c’est aux parlementaires de jouer le rôle d’architecte. «Les concours d’architecture sont une compétence donnée aux experts, dit-il. Or la démocratie ne fonctionne pas avec des experts.» Il est convaincu qu’une majorité de députés arriveront, «au minimum», à changer la grisaille de cette toiture contestée.

«On est coincés»

Président de la Commission de modernisation du Parlement, le socialiste Michel Renaud devra soutenir le projet devant ses collègues députés. «C’est devenu une lourde responsabilité, confie-t-il. Mais j’essaie de me convaincre qu’on aura finalement eu raison de le faire comme ça.» Selon lui, des raisons techniques seront avancées pour justifier le maintien du projet en l’état actuel. «On est coincés, admet-il. Personne ne trouve ce projet satisfaisant, mais je ne suis pas sûr que la couleur grise soit vraiment une catastrophe.» Michel Renaud reste fâché d’avoir découvert dans les médias la couleur choisie pour la toiture: «J’accuse le Département des infrastructures d’avoir décidé de ne pas communiquer, c’est grave.»

En ligne de mire, le conseiller d’Etat François Marthaler admet la faute. «Nous n’avons pas voulu cacher quoi que ce soit. Les documents mis à l’enquête étaient clairs. Mais, concentrés sur les aspects techniques et la procédure, nous avons négligé la communication.» Il dit avoir déjà formulé des excuses, qu’il réitérera mardi devant le Grand Conseil. «Après examen, je suis convaincu que les députés se rallieront à ce projet», estime François Marthaler, qui s’apprête à communiquer abondamment sur ce projet. (24 heures)

Créé: 04.02.2012, 09h33

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46 Commentaires

raphaël el

04.02.2012, 13:45 Heures
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Voilà que de nombreux internautes et lecteurs du 24heures seraient devenu d'émérites critiques d'architecture.
Bravo à ces personnes utilisant des termes choisis avec minutie pour qualifier les oeuvres (au sens de la loi cf:LDA) issues d'un travail acharnés de la part de gens réellement qualifiés (petit rappel: il faut 6 ans pour devenir architecte EPFL)
Bien à vous
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Du jamais VU

04.02.2012, 12:44 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation

Protégeons notre patrimoine de qualité.La Cité forme un ensemble à ne pas dénaturer!
.
Faire table rase du Parlement existant, comme le préconise Monsieur Marthaler pour construire le patrimoine de demain, tient de l'absurdité. Il en oublie qu'il est le responsable cantonal de la protection du patrimoine!
.
REFERENDUM OBLIGATOIRE
http://www.mdl-lausanne.ch/resources/patrimoine-lausannois/pl60.pd
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