Procès
Trente-cinq coups de couteau en toute lucidité
Dossiers
Articles en relation
Pas de trouble mental, pas de diagnostic psychiatrique. Aucune affection qui ne permette de conclure à une incapacité à apprécier le caractère illicite de son acte, donc à une diminution de responsabilité pénale. L’expert psychiatre interrogé mardi par le Tribunal criminel est formel.
Le ressortissant marocain qui a tué de 35 coups de couteau son épouse dans son logement à Lausanne en juillet 2010 a agi en pleine possession de ses facultés mentales. Il ne pourra dès lors pas revendiquer à ce titre une atténuation de la sanction qui l’attend.
La cour n’en demeure pas moins perplexe, considérant d’une part la violence inouïe de ce meurtre et le calme affiché par l’auteur après les faits.
Quelle que soit la peine de prison qui lui sera infligée, l’homme finira un jour par être relâché dans la nature. Normal dès lors que le tribunal s’inquiète d’un possible risque de récidive. Le psy ne peut l’exclure, mais il doute que l’intéressé puisse se retrouver dans une situation similaire à celle de ce drame, à savoir sous le coup d’une interdiction d’entrer en contact avec sa compagne.
La présidente objecte que l’accusé a noué une nouvelle relation sentimentale depuis sa prison, et que les séparations avec une femme et un bébé ne sont pas exceptionnelles. «Aucun élément psychiatrique dans sa personnalité ne démontre une propension à des actes de violence», répond le médecin.
(24 heures)Créé: 17.01.2012, 17h24
Publier un nouveau commentaire
Caractères restants:


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





