Les curieux et les amoureux de bonsaï réunis à L’EPFL

LausannePour son 35ème anniversaire, le Bonsaï Club de Suisse Romande organisait une exposition et des ateliers autour de la pratique du bonsaï. Un maître est venu spécialement du Japon.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Ce week-end, le forum du Rolex Learning Center avait des airs de pépinière japonaise. A l’occasion du 35ème anniversaire du Bonsaï Club de Suisse Romande, passionnés et amateurs d’arbres miniatures s’étaient donné rendez-vous dans la célèbre bibliothèque de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. En plus d’une exposition libre d’une cinquantaine de Bonsaï, cette manifestation organisée en partenariat avec l’association d’étudiant PolyJapan proposait un atelier de perfectionnement à l’art du bonsaï et une conférence du maître Takeo Kawabe.

« Ca fait plusieurs années qu’on essaie d’organiser une expo de Bonsaï mais notre convention JapanImpact se réunit en février et le climat hivernal n’est pas propice» explique Lionel Martin membre du comité de PolyJapan. « L’anniversaire du Club de Bonsaï de Suisse Romande était l’occasion parfaite ». Les arbres exposés pour l’événement – hêtres, pommiers, chênes, épicéas, genévriers, érables - ont tous nécessité entre 10 et 15 ans de travail. Leur valeur peut monter jusqu’à plusieurs milliers de francs.

Takeo Kawabe habitant de Saitama, une petite ville proche de Tokyo, est considéré comme un véritable artiste dans le milieu du bonsaï. Penché sur un hêtre miniature dont le tronc part presque à 90 degrés, le maître donne de précieux conseils en japonais, traduit dans la foulée par son assistante qui le suit comme une ombre : « Il faut observer l’arbre en profondeur et écouter le message qu’il cherche à délivrer. » Derrière lui, à quelques mètres de là, une dizaine de débutants tentent justement de décrypter le message d’un jeune genévrier ébouriffé qu’ils viennent de recevoir. Joana Puentes, 34 ans, raconte ce qui l’a poussé à participer à cet atelier. « J’ai déjà eu un bonsaï à la maison, mais il est mort rapidement. J’aimerais apprendre à mieux m’en occuper et à mieux maîtriser les deux manipulations principales que sont la taille et l’empotage ». Cette passionnée de la nature ajoute, son ciseau à la main : « Il y a un côté mystique dans le bonsaï. Construire un arbre majestueux à partir d’une branche, ça demande de la patience et de la créativité. »

Oscar Roncori, président du Bonsaï Club de Suisse Romande et responsable de l’atelier explique sa vision de cet art méconnu en Europe. « L’art du Bonsaï est une technique précise et codifiée qui répond à des critères esthétiques » commente-t-il avant d’ajouter « La pratique de cet art est le contre-pied des pratiques de nos sociétés actuelles. Il faut prendre son temps, ne pas se précipiter, suivre le rythme des saisons. » (24 heures)

Créé: 12.05.2013, 09h08

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 3

Faut-il opérer les gens qui naissent «intersexes»? Paru le 3 janvier 2017.
(Image: Bénédicte) Plus...