Nanosciences
Laboratoire commun pour l'EPFL et la Max Planck Gesellschaft
Par ATS/24 heures. Mis à jour le 16.07.2012 1 Commentaire
Les présidents Patrick Aebischer et Peter Gruss ont signé lundi l'accord de partenariat.
La collaboration entre la Haute Ecole de Lausanne et l'institution allemande, qui est leader en Europe, est «une première suisse», s'est félicité Patrick Aebischer. «Ce n'est pas une pique pour Zurich (Ecole polytechnique fédérale de Zurich), mais c'est intéressant que la MPG ait choisi l'EPFL en Suisse», a-t-il répondu à une question de l'ats.
Plus dynamique
L'EPFL s'est montré «plus dynamique» et capable de travailler de manière «moins conventionnelle» que Zurich, n'a pas caché de son côté Peter Gruss. Un autre projet avait été initié avec l'EPFZ mais n'a finalement «pas abouti», a-t-il ajouté.
A Lausanne, la collaboration va porter sur la mise en place d'un laboratoire, l'organisation d'écoles d'été et de conférences communes. Elle englobe également le financement de projets et de thèses codirigées par les deux institutions.
A parts égales
Les chercheurs sont déjà l'oeuvre mais le laboratoire ouvrira officiellement au début 2013, a précisé Patrick Aebischer. L'année de lancement, le programme sera doté de 960'000 euros de budget (1,15 million de francs). Dès la troisième année, le montant s'élèvera à 1,4 million d'euros, à parts égales entre les deux institutions.
A départ, le laboratoire commun comptera un chercheur et deux doctorants. A terme, une vingtaine de doctorats devraient s'inscrire dans le partenariat. «C'est un geste important, avec une mise en commun des forces en Europe face à la concurrence de l'Asie et des Etats-Unis» dans un domaine capital, a commenté Patrick Aebischer.
Niveau mondial
Aujourd'hui la politique scientifique est «globale», a souligné Peter Gruss. La Max Planck Gesellschaft, 17 prix Nobel et 80 instituts, fonde à Lausanne son onzième centre de recherches international, après, entre autres, Princeton, Bangalore ou l'Institut Weizmann en Israël.
Pour la collaboration lausannoise, quatre instituts allemands sont directement impliqués: chimie biophysique à Göttingen, recherche sur l'état du solide et systèmes intelligents à Stuttgart et Tübingen, et l'Institut Fritz Haber à Berlin. Plusieurs départements de l'EPFL sont engagés dans le projet.
Potentiel énorme
La collaboration sur les bords du Léman doit porter dans deux directions. En premier, les nanosciences fondamentales, avec l'ambition de mieux comprendre et contrôler le comportement ainsi que les interactions de la matière. La seconde voie vise les approches bio-nanotechnologiques, qui devraient intéresser particulièrement la pharmacologie.
«Le potentiel est énorme», a affirmé Peter Gruss. Il faut associer les meilleurs partenaires et soutenir les meilleurs projets. «Nous ne serons pas déçus par ce centre», a lancé le responsable.
Des chercheurs ont brièvement décrit lundi à l'EPFL l'importance des nanosciences (qui travaillent à l'échelle atomique, moléculaire et macromoléculaire) pour la compréhension de maladies comme le cancer ou la réalisation d'avancées en matière énergétique (cellules solaires à colorant). (Newsnet)
Créé: 16.07.2012, 13h07
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La rédaction
1 Commentaire
Bravo pour cette collaboration qui sera, je l'espère, fructueuse. Comme quoi, l'esprit d'ouverture latin a encore un bel avenir. Répondre
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