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Nuits lausannoises

Lausanne veut mieux connaître ses noctambules

Par Thomas Epitaux. Mis à jour le 14.10.2012 2 Commentaires

Le projet NightLife «tenait» samedi soir son premier stand à la place de l’Europe. L’objectif est de mieux connaître les motivations des noctambules en vue d’améliorer les mesures de prévention.

1/6 Un collaborateur Nightlife distribue des formulaires remplis anonymement par les noctambules.
Florian Cella

   

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«Les jeunes connaissent les risques mais tant qu’on les met pas devant le fait accompli, ils comprennent pas.» John, 22 ans, crête à l’iroquoise et piercing dans la lèvre inférieure discutait samedi soir à la place de l’Europe devant le stand de prévention NightLife. Pour lui répondre, Stéphane Caduff, de vingt ans son ainé, professionnel de la prévention au sein de la Fondation vaudoise contre l’alcoolisme, le dirige vers un ordinateur.

Après avoir répondu à des questions sur sa consommation d’alcool en soirée, sur sa nutrition, son poids, son âge et son sexe, le verdict tombe comme un couperet. Ce soir, au Lapin Vert et au grand étonnement de ce futur étudiant en horlogerie, son taux d’alcoolémie pourrait bien atteindre les deux pour mille.

De la santé publique, «pas de la sécurité publique»
Le projet NightLife, dont la première des douze interventions étalées sur une année se tenait ce week-end de 18h à 22h au centre-ville de Lausanne, est une recherche-action qui vise à renforcer la prévention et la réduction des risques auprès du public noctambule. «Il s’agit de santé publique et non pas de sécurité publique» tient d’emblée à préciser Kim Carrasco, 32 ans, coordinateur du projet au sein de l’équipe Rel’ier de la fondation le Relais.

Financé par le Service de la santé publique de la Ville de Lausanne, par Lausanne Région et par le Canton, le projet NightLife comporte, en plus du travail de terrain, un volet recherche. Sandra Stimoli, travailleuse sociale hors mur au Service de l’enfance, de la jeunesse et des loisirs, sillonne les alentours du stand armée d’un questionnaire. «Les réponses devraient nous aider à mieux connaître le profil sociodémographique des noctambules ainsi que leurs pratiques et leurs prises de risques.» (24 heures)

Créé: 14.10.2012, 14h28

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2 Commentaires

John Mac John

15.10.2012, 14:51 Heures
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Ce qui est bien, c'est tout du temps et de l'argent à ne pas utiliser à ceux qui prennent les choses aux sérieux. Et oui, les gens responsables doivent toujours payer pour ceux qui ne le sont pas.... d'ailleurs ils seront insulté de sales riches plus tard et on mettra la faute sur le capitalisme, l'égoisme et blablabla... Répondre


Henri Roubier

14.10.2012, 15:04 Heures
Signaler un abus 24 Recommandation 31

NightLife? Il n'y a pas de mot français pour Night et Life dans la francophone Suisse Romande? Ah... Pardon, ça fait rêve américain. L'indétrônable rêve US des années 50 ... noyé sous les milliers de milliards de $ de dettes. Une référence assurément. Répondre



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