Girl Power
Marche féministe au centre de Lausanne
Par Benoît Lorenz. Mis à jour le 01.09.2012 12 Commentaires
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«Reprenons la rue, reprenons la nuit!», voilà l’un des slogans scandés par une centaine de femmes, qui se sont emparées vendredi soir des rues lausannoises. La marche de nuit se voulait «féministe et non mixte», comme le précisait le tract du collectif Nuits féministes, distribué à Lausanne les jours précédant la manifestation.
«L’idée est de reprendre la rue pendant la nuit, parce que nous avons le droit de marcher seules sans se faire siffler ou reluquer par les hommes», explique Emeline*, membre du collectif. «C’est pour cette raison que nous avons souhaité faire symboliquement une marche réservée exclusivement aux femmes.» Le cortège a effectué un tour de la ville sans souci majeur, ralliant finalement la place de l’Europe. «Nous avions tout prévu pour réguler la circulation, mais la police était là pour nous encadrer, ce que nous ne voulions pas. Cela aussi, c’est symbolique», sourit Emeline.
Congrès féministe
Le collectif Nuits féministes, formé spécialement pour l’occasion, a profité de la tenue du 6ème congrès international des recherches féministes francophones, qui a lieu cette semaine à l’UNIL. «Nous sommes un groupe d’amies issues de tous les horizons et partageant les valeurs du féminisme, et nous voulions organiser une telle marche», détaille Emeline. «La tenue du congrès à ce moment a été l’occasion de proposer à d’autres féministes issues de différents pays de participer à notre marche. La non-mixité de l’événement a suscité des débats, ce qui est toujours très positif.»
S’ils n’étaient pas conviés à la manifestation ce vendredi, de nombreux hommes regardaient interloqués le cortège féminin. «Quelques-uns s’amusaient à venir nous embêter tout au long de la marche», soupire Emeline. Parmi eux, Adrian, 17 ans, en pantalons de training et casque vissé sur les oreilles. «Je suis surtout venu pour embêter les flics», rigole-t-il. «Mais les filles, je trouve qu’elles ont raison. J’ai eu des problèmes de violence conjugale dans ma famille. C’est important que les femmes revendiquent leurs droits.»
*Prénom d’emprunt (24 heures)
Créé: 01.09.2012, 21h24
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12 Commentaires
Manifestation non autorisée, propos vulgaires, trouble à l'ordre public, mixtée interdite, propos mensongers sur le nombre de manifestantes, discrimination en nous faisant croire que la moitié de l'humanité est pourrie (les hommes). Cela ne vaut pas même un article. Rien, comme l'insignifiance de cette victimisation imaginaire de quelques individues isolées et extrémistes. Répondre
Le féminisme tel que celui-ci est éculé. Ces femmes luttent égoïstement pour leurs propres conditions déjà fastes alors qu'à quelques km d'ici, des enfants, des hommes, des femmes meurent de faim ou sous les balles. Je les enverrai bien à Gaza, au Sahel ou en Somalie quelques temps, qu'elles réalisent que de vivre en Europe est un cadeau. Qu'il vaut mieux savoir dire merci que de se plaindre. Répondre
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