Mobilisation contre des études plus chères

EPFLPlusieurs groupements estudiantins partent en guerre contre un projet de doublement des taxes d'études.

L'augmentation des taxes d'études sera discutée au Conseil des EPF.

L'augmentation des taxes d'études sera discutée au Conseil des EPF. Image: VANESSA CARDOSO

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

L'affichette se veut provocatrice: «Critère de sélection: porter une Rolex». Ce n'est que l'un des slogans qui sont apparus ces jours sur les tables des auditoires ou des cafétérias de l'EPFL. Leur but? faire comprendre à un maximum d'étudiants que leurs taxes d'études risquent fort de doubler dans moins de trois ans.

En effet, le Conseil des EPF, l'organe qui peut décider d'une telle augmentation, va siéger d'ici quelques semaines et ce sujet est à son ordre du jour.

Aujourd'hui, les personnes inscrites dans la haute école fédérale doivent débourser 1260 francs par an, qu'elles soient suisses ou étrangères. Un montant considéré comme faible par les directions tant de l'EPFL que de l'EPFZ, qui se plaignent de ne pas voir leurs moyens financiers augmenter suffisamment, alors que le nombre d'étudiants ne cesse de croître ces dernières années.

Un réel obstacle
«Il y a beaucoup de gens pour qui un doublement des taxes représenterait un réel obstacle, déclare une étudiante membre du MOCAT (Mouvement contre l'augmentation des taxes). Pour donner une idée, ça serait l’équivalent d’un mois de loyer supplémentaire par semestre, ou d'un repas de midi en moins chaque jour durant toute l’année universitaire. Et l'EPFL ne pourra pas distribuer assez de bourses pour compenser cela.» Les membres du MOCAT disent préférer rester anonymes, craignant une réaction de la direction de l'Ecole.

Par ailleurs l'Agepoly (Association générale des étudiants de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne), qui affirme n'avoir rien à voir avec le MOCAT, s'est prononcée contre l'augmentation. Elle a mené l'été dernier un sondage auprès de plus de 2100 étudiants: Si le projet passe, 43,7% des étudiants suisses, 45% de ceux de l’Union européenne et même 74,6% des ressortissants en dehors de celle-ci affirment qu’ils auraient besoin d’une bourse.

«Notre équivalent à l’EPFZ, la VSETH, a aussi réalisé un sondage, avec des résultats semblables, lance Mickaël Misbach, président de l'Agepoly. La majeure partie de ce que l’on pourrait gagner avec des taxes doublées devrait donc être réinvesti dans des aides sociales, ça ne fait pas sens.»

Quant à la direction de l'EPFL, elle dément vouloir exercer la moindre pression sur les contestataires. Et elle rappelle qu'elle fait déjà des efforts pour améliorer les conditions d'études, notamment en transformant certaines salles en auditoires. (24 heures)

(Créé: 21.11.2012, 18h33)

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 2

Des trains en panne durant la canicule, publié le 4 juillet
(Image: Valott) Plus...