Tribunal fédéral
Peine trop sévère pour l’un des assassins d’Epalinges
Par Georges-Marie Bécherraz. Mis à jour le 10.07.2012 28 Commentaires
Rappel des faits
C’est au matin du 29 décembre 2008 que le drame s’est joué à Epalinges, au domicile des époux de Kaenel. Deux complices se sont rendus chez le couple de retraités dans l’idée de les cambrioler. Mais les choses ont dégénéré. Violemment frappé au visage devant chez lui, Christian de Kaenel a été transporté à l’intérieur de la maison pour y recevoir une volée de coups violents, notamment à la tête.
Constatant leur maigre butin, à savoir un peu plus de 3000 francs, les cambrioleurs se sont alors acharnés sur le couple.
Malgré l’arrivée rapide des secours, Christian de Kaenel est décédé sur place. Les deux assassins ont été interpellés dix jours plus tard, l’un dans un village du Nord vaudois, l’autre dans un centre de requérants d’asile à Lausanne.
Partager & Commenter
Mots-clés
La justice vaudoise devra une nouvelle fois se pencher sur la condamnation de l’un des deux cambrioleurs assassins d’un retraité qui les avait surpris en décembre 2008 dans sa maison à Epalinges.
Le comparse albanais du Suisse impliqué dans cette affaire vient d’obtenir gain de cause auprès du Tribunal fédéral. Il avait été condamné à la prison à vie tandis que son compagnon s’en tirait avec une peine de 14?ans et demi pour ce crime. «La Haute Cour dit qu’une telle différence de sanction ne se justifie pas au simple motif que le premier a spontanément avoué et que le second a toujours nié toute participation à cette expédition», explique son avocat, Me Jean Lob.
Considérant la situation du Suisse, le Tribunal fédéral observe que «les aveux spontanés de l’intéressé, ses excuses et ses regrets, son repentir, le fait qu’il ne s’était pas déchaîné sur la victime comme le recourant et son plus jeune âge permettent certes encore de justifier une différence de deux à trois ans, voire quatre ans de privation de liberté pour sanctionner l’assassinat. cela correspond à quelque dix-huit à vingt ans de privation de liberté en ce qui concerne le comportement du recourant en relation avec ce seul crime». Et de renvoyer la cause au Tribunal cantonal pour une décision allant dans ce sens. Enfin, l’Etat de Vaud devra dans la foulée verser à l’intéressé 3000?francs pour ses frais.
C’est la seconde fois que l’Albanais obtient raison dans cette affaire auprès du Tribunal fédéral. Son premier recours n’avait cependant rien changé à son sort, mais contraint la cour cantonale à justifier cette condamnation aujourd’hui considérée comme étant trop lourde. (24 heures)
Créé: 10.07.2012, 11h06
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
28 Commentaires
Que de temps et d'argent dépensé pour un assassin qui fera certainement de nouvelles victimes dès sa sortie. La veuve de la victime, elle, tout le monde s'en fou .... triste justice. Répondre
Scandaleux ce recours! 29 décembre, quel beau réveillon la victime a passé! Qu'elle, ELLE, soit condamnée à vie, M. Lob s'en fout. Condamnée à se souvenir une vie durant du calvaire subi, condamnée au manque de son conjoint le restant de ses jours, condamnée à revivre son cauchemars lors des reconstitutions, condamnée à voir un criminel trouver que sa peine à lui soit jugé trop "lourde"!!!! Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 
























