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Justice

Une policière lausannoise accusée d’abus d’autorité

Par Pascale Burnier / Jo. B.. Mis à jour le 14.08.2012 29 Commentaires

Le procès d’une agente de police secours s’est tenu mardi matin au Tribunal de Montbenon. Lors d’une fouille, la policière avait asséné un coup au visage d’une femme menottée à terre.

Le Tribunal d'arrondissement de Montbenon, où la cause est jugée.

Le Tribunal d'arrondissement de Montbenon, où la cause est jugée.
Image: Philippe Maeder-A

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Une «frappe contrôlée» ou gifle témoignant d'une perte de maîtrise? Mardi, le Tribunal de police de Lausanne a tenté de déterminer si la réaction de la policière faisait partie d’une procédure adaptée à la situation. Témoignant à la barre, plusieurs policiers ont estimé que l’agente de 34 ans avait agi de façon correcte.

Ce 22 août 2011, une femme soupçonnée de vol est interpellée, puis emmenée à l’Hôtel de police. En raison de son agitation, elle est menottée. Au moment de la fouille, la jeune femme, toujours agitée, est allongée sur le dos. Alors qu’elle se serait assoupie par intermittence, certainement en raison d’une consommation de drogue, la femme menottée envoie un coup en l’air avec sa jambe. C’est là que la policière lausannoise lui assène une gifle. Transférée dans le local de la police judiciaire, la femme menottée aurait à nouveau eu des gestes violents. L’agente de police secours lui aurait alors envoyé encore un à deux coups dans le dos ou derrière la tête, selon l’accusation.

Une pratique adéquate

Dénoncée par le commandant de la police municipale, la policière a exprimé mardi matin un sentiment d’injustice. Selon ses dires, en agissant de la sorte, elle a fait son travail et ainsi repris le contrôle de la situation. Une thèse corroborée par Alain Bergonzoli, directeur de l'Académie de police de Savatan qui témoignait mardi après-midi. Le coup n'a pas été donné de manière «impulsive». Il rappelle que le coup n'a pas provoqué d'ecchymose et a permis de reprendre la situation en main. «Une frappe contrôlée est enseignée quotidiennement et autorisée à la différence d'une gifle qui est humiliante», a ajouté Alain Bergonzoli. L'adjoint du chef de la police secours de Lausanne a également cautionné cette pratique.

Un comportement inadmissible

A la suite de ces témoignages, le procureur Sébastien Fetter s'est étonné: «Pourquoi le commandant a-t-il dénoncé la policière?» Par mesure de transparence, lui rétorque-t-on. L'argument ne semble guère le convaincre et dans son réquisitoire il jugera que «le comportement de la policière est inadmissible.» Il a demandé que soit retenu l'abus d'autorité et a requis une peine de 60 jours-amende.

Du côté de la défense, Me Odile Pelet a plaidé que ce soufflet n'était pas «une brimade mais un geste de contrôle dans une situation qui dégénère.» Elle a demandé l'acquittement rappelant que «Les policiers sont formés à l'usage de la contrainte alors faisons leur confiance.»

Le verdict sera connu mercredi.

(24 heures)

Créé: 14.08.2012, 12h51

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29 Commentaires

Marie-Louise Vuffray

14.08.2012, 18:03 Heures
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C'est un comble! Et cette plainte provient d'un de ses supérieurs? Il faut vite le mettre à des travaux administratifs. Comme disait M. Monney, à l'époque si on se plaignait à la maison, on en reprenait une car on nous élevait dans la discipline et le respect. Il semblerait que le devoir de supérieurs de police serait de soutenir ses agents dont le travail est dangereux ingrat et pénible. Répondre


Jean-François Chappuis

14.08.2012, 16:49 Heures
Signaler un abus 35 Recommandation 0

Cette policière n'a pas usé d'abus d'autorité, elle a seulement fait son travail vis à vis d'une voleuse toxicomane qui se débattait sûrement comme un beau diable! Une claque c'est quoi, j'en ai assez pris à l'école, de le dire à ses parents, c'était rebelote en arrivant à la maison! Les temps ont bien changé, c'est l'élève qui commande et le professeur ou le policier qui doivent faire profil bas! Répondre



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