Enjeux dans le district de Lausanne
Socialistes et UDC font surtout peur à leurs alliés
Par Mehdi-Stéphane Prin . Mis à jour le 21.02.2012 13 Commentaires
Pas de révolution en vue à Romanel
Le sous-arrondissement de Romanel n’a pas la cohésion identitaire du Pays-d’Enhaut ou de la vallée de Joux. Mais les rapports de force sont similaires dans chacune des communes de ce sous-arrondissement qui vote plutôt à droite.
A la précédente législature, Romanel, Cheseaux, Le Mont, Epalinges et Jouxtens-Mézery ont envoyé au Grand Conseil trois députés de droite (un radical, un libéral, un UDC) et deux de gauche (une socialiste et une Verte). Parmi eux, seuls l’UDC François Brélaz et l’écologiste Catherine Roulet se représentent. Le premier est particulièrement pugnace, la seconde se montre moins expansive, mais efficace. Leur siège paraît peu menacé. Quant aux socialistes, leur liste a fini en tête il y a cinq ans. Ils estiment avoir peu de risques de le perdre. Restent les deux sièges libéraux-radicaux: ils font l’objet de convoitises, car les candidats nouveaux ne sont pas des plus connus et c’est la première fois que libéraux et radicaux partent sur une seule liste. Les socialistes rêvent d’un second siège tout en reconnaissant que le sous-arrondissement est resté de droite aux dernières fédérales. Le président du Parti bourgeois-démocratique Martin Chevallaz serait peut-être le seul à avoir quelques chances de prendre un siège du PLR: les partis du centre ont dépassé 10% aux dernières élections fédérales. Mais le plus probable reste la stabilité.?
J.FD
Plus grande représentation avec 27 députés, le sous-arrondissement de Lausanne penche également le plus à gauche. Difficile d’imaginer la droite, avec seulement 9 élus, reculer davantage le 11 mars prochain au soir du 1er?tour des élections cantonales. Pour les observateurs, les fronts politiques vont surtout bouger au sein des deux principaux camps. Socialistes et UDC sont favoris pour chipper des sièges parlementaires à leurs alliés respectifs, Verts et libéraux-radicaux.
Le même scénario s’est déjà joué à gauche lors des élections fédérales en octobre dernier. Tous les ingrédients sont en place pour une répétition. Les roses ont sorti l’artillerie lourde en alignant les stars électorales pour le Grand Conseil. Outre une candidate au Conseil d’Etat, Anne-Catherine Lyon, ils affichent en tête de leur liste le populaire Oscar Tosato, le mieux élu des municipaux. L’équipe comprend des députés sortants solides, Stéphane Montangero et Valérie Schwaar, et des jeunes déjà reconnus comme Rebecca Ruiz, présidente des socialistes lausannois.
Daniel Brélaz à la fin Face au rouleau compresseur rose, les Verts n’ont pas réagi. Ils ont réservé la tête de leur liste à l’ancienne présidente du Grand Conseil, Anne Baehler Bech, habitante de Bourg-en-Lavaux. Leurs deux députés les plus connus, le président des Verts vaudois, Yves Ferrari, et le municipal Yves Pidoux, sont relégués à la troisième et quatrième place. Derrière eux se succèdent des noms inconnus jusqu’à un certain Daniel Brélaz, privé de son rôle de locomotive électoral. «Nous avons préféré mettre nos candidats sur un pied d’égalité au lieu de faire de la stratégie, comme les autres partis», justifie le président des Verts lausannois, Vincent Rossi.
Voiblet en tête d’affiche
A droite, l’UDC affiche ouvertement son appétit pour décrocher un quatrième siège. Avec Claude-Alain Voiblet en tête de liste, ce parti bénéficie de la présence médiatique d’un candidat au Conseil d’Etat. Surtout, lors des dernières élections communales, le tribun avait fait fortement progresser sa formation au plénum, tout en se prenant une veste à la Municipalité. Les libéraux-radicaux craignent que l’histoire se répète, cette fois à leur détriment.
Même récemment mariés, les bourgeois sont le seul grand parti à ne pas avoir trouvé 27?personnes à mettre sur la liste. Officiellement, cette stratégie doit permettre aux électeurs de doubler des candidats sans en biffer d’autres. Président du PLR lausannois, Nicolas Gillard reconnaît l’absence d’une véritable locomotive électorale. «Contrairement à 2007, nous n’avons pas Olivier Français. Avec le Conseil national et la Municipalité, il ne pouvait pas être candidat. Nous serons déjà heureux de retrouver les six sièges que nous avions en 2007.»
En effet, élu chez les libéraux, Jacques-André Haury a depuis fondé les Vert’libéraux. Allié avec le PDC, le PDB et des formations chrétiennes UDF et PEV, il devrait permettre aux centristes de décrocher un unique député. A moins que l’extrême gauche lausannoise, mal en point depuis les fédérales, s’effondre. Désormais rassemblée sous la bannière La Gauche, elle risque de perdre un de ses trois députés, mais a priori au bénéfice des socialistes. (24 heures)
Créé: 21.02.2012, 22h34
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13 Commentaires
les socialistes vont gagner ces élections. on parie ? Répondre
Dommage l 'UDC, VOUS AVEZ DE BONNES IDEES parfois, mais certains de vos membres Don votre CF, CELA GATE tout, et on réflechit à deux fois avant de vouloir voter UDC. Répondre


Veuilliez attendre s'il vous plaît 





