Licenciement collectif
Une solution pour sauver les IRL est en bonne voie
Par Daniel Audétat. Mis à jour le 17.08.2012 3 Commentaires
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Au début de la semaine prochaine, mardi sans doute, le sombre horizon des IRL pourrait bénéficier d’une éclaircie. Le groupe de travail dirigé par le ministre Philippe Leuba devrait dévoiler la contre-proposition élaborée ces dernières semaines pour réduire autant que possible le licenciement collectif qui menace 126?personnes. C’est en tout cas ce qui se dit à Renens, sur le site des ex-Imprimeries Réunies, reprises en 2006 par la holding Swissprinters.
Au Département cantonal de l’économie, en revanche, c’est motus et bouche cousue. On croit pourtant savoir que la solution proposée est une «version améliorée» d’un premier projet de management by out. Ce «MBO» avait été élaboré pour l’essentiel par Nicolas Sauvant, directeur de Swissprinters Lausanne, au cours des trois semaines qui ont précédé l’annonce de l’abandon de son site par la direction nationale de Swissprinters.
Nouveau «leader»
D’une variante à l’autre, l’objectif est resté le même: sauver entre 60 et 70 emplois. En quoi consiste l’«amélioration»? En premier lieu, les garanties financières qui étaient imposées aux cadres repreneurs par la première version du projet ont été fortement allégées. A tel point que l’on ne parle plus de «MBO» mais d’«alternative à la fermeture».
Sur cette base redéfinie, une équipe de cadres s’est recomposée autour d’un «leader» qui serait extérieur à l’entreprise. Quoi qu’il advienne, Nicolas Sauvant ne sera plus de l’aventure. Après s’être engagé corps et âme pour redresser la situation financière des IRL, il a choisi de quitter le groupe Swissprinters. Pour l’instant toujours à son poste, il se dit «très optimiste» pour la suite de l’opération de sauvetage.
De fait, le projet devrait être solide puisqu’il a été conçu au sein d’un groupe de travail qui a associé des représentants de l’Etat de Vaud, de la Commune de Renens et du conseil d’administration de Swissprinters. Apparemment, chacun y a mis du sien. Ainsi, sous l’impulsion de la Commune de Renens, le bâtiment des IRL pourrait être racheté par le CACIB, société immobilière parapublique active dans l’Ouest lausannois. Cela permettrait d’alléger les charges des «IRL nouvelle formule».
Presse prise à Zurich
De son côté, Swissprinters serait disposé à céder à la nouvelle société une machine d’impression de toute dernière génération. Cette presse reste inutilisée depuis la récente fermeture de l’imprimerie zurichoise du groupe. Un tel transfert permettrait aux nouvelles IRL de réduire leur principal handicap, qui tient à l’obsolescence des machines dont elles disposent à Renens.
Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la procédure de consultation prévue par la loi en cas de licenciement collectif. Le délai étant laissé à l’appréciation de l’employeur, Swissprinters l’avait fixé au 17 août, mais l’a déjà reconduit au 21 août.
Cela parce que les douze membres de la commission du personnel, renforcés par deux secrétaires de Syndicom, n’ont commencé à plancher sur leurs propres contre-propositions qu’hier après-midi. «Auparavant, il a fallu nous constituer et cela n’a pas été facile avec le va-et-vient des vacances», explique Jean-Marc Dewarrat, président frais émoulu de la commission du personnel.
Plan social figé
Celle-ci s’est partagée en deux groupes, l’un se consacrant à la «sauvegarde des emplois», l’autre au plan social. Dans les deux cas, le travail des délégués pourrait se résumer à entériner les propositions qui leur seront faites. Lundi, lors de sa deuxième séance, la commission du personnel sera informée du «plan Leuba», si l’on peut appeler ainsi ce projet de sauvetage.
Pour ce qui est des mesures en faveur des licenciés, les délégués auront bien de la peine à s’écarter du «concept social» que la direction nationale de Swissprinters a négocié en 2009 déjà avec les commissions du personnel de ses quatre sites. Par la suite, ce cadre s’est appliqué à la fermeture des imprimeries de Zurich et de Saint-Gall. Dès lors, Jean-Marc Dewarrat ne se fait pas trop d’illusions: «Je crains que notre marge de manœuvre ne se réduise à discuter des cas de rigueur…» (24 heures)
Créé: 17.08.2012, 07h08
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La rédaction
3 Commentaires
Pendant ce temps des dizaines de personnes perdent leur travail, des indépendants font faillite et certains même en arrivent à perdre la vie...Et que font nos autorités ? Rien, médiatiquement cela ne leur rapporterait rien, contrairement à des cas comme Novartis ou les IRL. Répondre
Nous pouvons que féliciter le groupe de travail pivoter par notre ministre de l'économie dans ce dossier! L'approche est beaucoup plus discrète et sera à ne pas en douter plus efficace que celle menée par d'autres organisations à grand renfort de manifestations et de grèves! Nous formulons de tout coeur que l'issue sera favorable au personnel des anciennes Imprimeries Réunies! Bonne chance. Répondre
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