Un millier de fans de jeux vidéo s'affrontent à l'EPFL

Sport électroniqueA Lausanne, le rassemblement PolyLAN est désormais le plus grand de Suisse.

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PolyLAN était l’événement à ne pas manquer, ce week-end pascal, pour les fondus de jeux vidéo. Pas moins de 1150 jeunes gens se sont livré bataille à l’EPFL quatre jours durant, par écrans interposés.

Deux types de joueurs ont croisé le fer au SwissTech Convention Center: les gamers, venus seuls ou entre amis participer aux «jeux animations»; et les compétiteurs, inscrits en équipes aux tournois multijoueurs de League of Legends, de StarCraft, de Dota 2, de Hearthstone ou de Counter-Strike.

De quelques dizaines à un millier

Créé par un groupe d’étudiants de l’EPFL en 2002, le rassemblement PolyLAN connaît un succès grandissant. «A ma première LAN, on était quelques dizaines dans une salle miteuse», se souvient un participant. La LAN de l’EPFL est désormais la plus grande du pays. On y vient de Suisse allemande, même de France. Un succès qui doit beaucoup à ses (spacieux) nouveaux quartiers dans le SwissTech Center et à une connection Internet surpuissante. «Les joueurs sont exigeants», sourit Etienne Ischer, membre du comité d’organisation.

Sur place, la vision est saisissante: des alignées d’écrans et de joueurs casqués portant parfois le maillot de leur équipe, des repas distribués à heure fixe, un «coin dodo», des douches… Tout est réglé comme du papier à musique. Le profil des gamers ne tord pas le cou au cliché du vingtenaire mâle en short, T-shirt et pantoufles, abreuvé de boisson énergétique. Mais PolyLAN permet de découvrir une facette moins connue des jeux vidéo: la sociabilité. «Beaucoup de gens viennent pour l’ambiance et les animations plutôt que la compétition, explique Etienne Ischer. C’est aussi l’occasion de se retrouver entre potes et de rencontrer d’autres joueurs. Des équipes se sont formées ici.»

Les finales des tournois se jouent sur scène, devant le public. Inconnue des profanes, la communauté mondiale des fans de sport électronique grandit d’année en année. L’e-sport est désormais un business, avec ses stars et ses sponsors. L’an dernier, la finale du championnat du monde de League of Legends a été suivie par 15 000 spectateurs dans un stade de Berlin; 14 millions devant leur écran. A PolyLAN, le staff est encore bénévole et les prix cumulés atteignent 27 000 francs. «On a de la peine à obtenir du cash des sponsors», explique Etienne Ischer.

«Entraînement, discipline»

Samedi après-midi, Raphaël, Romain et Alexis s’accordaient une pause au soleil sur l’esplanade du SwissTech Center. Ils ont fini de jouer à 3 h du matin la nuit passée. «Pourquoi dit-on que c’est un sport? Il y a la compétition, l’entraînement, la discipline… C’est une passion, au même titre qu’un fan de voiture parcourt des kilomètres pour un salon. » (24 heures)

Créé: 28.03.2016, 18h39

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