Vallée de Joux
L’Abbaye fait avorter la grande fusion de toutes les communes
Par Pierre Blanchard. Mis à jour le 31.10.2012 10 Commentaires
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Le projet de fusion de toute la vallée de Joux est mort-né. «La commune du Chenit possède les contribuables les plus importants. Elle nous impose sa volonté. Montrons-leur notre poids en refusant ce projet d’étude.» Dans une ambiance lourde de ressentiments diffus à l’égard du Chenit, le Conseil communal de L’Abbaye a refusé à une très large majorité d’accorder un crédit à la Municipalité pour participer aux frais de l’étude d’un projet de fusion. Alors que leurs homologues du Chenit et du Lieu avaient déjà accepté ce projet.
Dans le même élan de colère, les élus ont refusé l’augmentation de deux points du taux d’imposition, notamment à cause des coûts de la réorganisation scolaires, dont les infrastructures sont concentrées au Chenit.
Eviter l’engrenage
«Nous venons de dire non à une augmentation des impôts, évitons les dépenses inutiles, a lancé Jean-Noël Bifrare, reportons cette étude de fusion à des temps meilleurs.» Pour d’autres, l’acceptation de ce crédit est un premier pas dans un engrenage irréversible. «Mesdames, Messieurs, avez-vous fait une étude d’impact avant de choisir votre conjoint?» a surenchéri Pierre Golay.
Surprenante attitude de la Municipalité? «Je ne veux pas rompre la collégialité de notre exécutif. Mais je vous invite à accepter le projet par un vote serré», a plaidé Paul-Claude Rochat, municipal.
Le verdict est tombé sans appel: le crédit d’étude de 24 200 francs a été refusé à une écrasante majorité. A l’issue de la séance, les conseillers affichaient leur soulagement, satisfaits d’avoir «évité de mettre la charrue avant les bœufs». Même s’ils n’excluent pas l’idée d’une fusion à plus long terme. Dans cette commune sans parti, la politisation du Conseil telle qu’elle existe au Chenit, en a hérissé plus d’un.
Déception
Le syndic, Gabriel Gay, était, lui, fort déçu. «Le Conseil a pratiqué une politique de l’autruche et a mis la tête dans le sable». Hier, après avoir rencontré les deux autres syndics de la Vallée, il ajoutait: «Le projet est stoppé. Nous remettrons l’ouvrage sur le métier lors de la prochaine législature.»
«Je suis bien entendu déçue du résultat du vote de la commune de L’Abbaye, commente pour sa part Jeannine Rainaud, syndique du Chenit. Si je reconnais que les gros contribuables sont sur notre territoire, je veille à ce que les avis de mes deux autres collègues soient pris en compte lors d’élaboration de projets.»
De son côté, Eric Duruz, directeur de l’Association pour le développement économique de la Vallée est à moitié surpris. «Il faut laisser du temps au temps et les choses se feront naturellement le moment venu.» (24 heures)
Créé: 31.10.2012, 06h58
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La rédaction
10 Commentaires
@andré.hofer : pour votre infos, il y a beaucoup de jeunes dans ce conseil communal ! Et il n'est pas sûr que ce soit les plus âgés qui contestent ce projet. Répondre
Si je ne peux qu'applaudir quant au refus de hausse d'impôts, je ne peux que constater que L'Abbaye fait une nouvelle fois cavalier seul. Pourtant la commune avait été bien moins timorée quand il s'est agit de cautionner le Grand Hôtel du Pont et Monsieur Bircher ! Répondre





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