Le vinylophone fait revivre nos vieux 45 tours

Sainte-CroixL’automatier François Junod et deux apprentis du CPNV ont réalisé un appareil inspiré du gramophone.

Fruit de la collaboration entre l'automatier François Junod et les apprentis du CPNV Loïc Gilliéron et Simon Thomet, le vinylophone pour 45 tours est à découvrir au musée du CIMA jusqu’au 29 novembre.
Vidéo: Patrick Martin

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Ah, la nostalgie du bon vieux grésillement du gramophone. Deux étudiants du Centre professionnel du Nord vaudois de Sainte-Croix (CPNV) et l’automatier François Junod se sont attelés à la remettre au goût du jour. A l’occasion du 30e anniversaire du CIMA (le Centre international de mécanique d’art), ils ont créé le vinylophone, un appareil pour disque 45 tours à découvrir jusqu’au 29 novembre dans ce musée (lire ci-contre).

De son illustre ancêtre créé à la fin du XIXe siècle et popularisé par la version de Thomas Edison, il a presque tout. Y compris, bien évidemment, ce volumineux pavillon d’où s’échappe la musique. Et ce n’est de loin pas pour déplaire aux deux apprentis en 4e année de polymécanique, Simon Thomet et Loïc Gilliéron. Agés de 19 ans, ils sont pourtant nés à l’heure où même le CD semblait sur le déclin. «Mais j’ai un tourne-disque Thorens à la maison et j’achète des 33 tours. Contrairement au MP3, on a vraiment l’impression de tenir la musique dans la main», s’enthousiasme le premier. Pour son camarade, c’est bien simple, ils se sont trouvés au bon endroit au bon moment. «A tour de rôle, nous sommes en stage au technopôle de Sainte-Croix où nous réalisons des pièces pour des entreprises. Mais une fois envoyées aux clients, c’est terminé. On ne voit jamais le produit fini. Là, c’est tout différent. On peut éprouver la fierté de faire marcher ce qu’on a fait.»

Ce qu’ils ont fait était déjà né dans l’esprit de François Junod quand le CIMA lui a demandé une pièce pour cette exposition. L’automatier était parti du principe qu’un tel appareil n’existait pas et qu’il pourrait intéresser certains collectionneurs.

Un prototype

Deux techniciens de l’Ecole supérieure de génie mécanique ont planché sur le design, dessiné les pièces qu’ils ont réalisées en prototypage 3D, pendant que Simon Thomet et Loïc Gilliéron fabriquaient les pièces métalliques.

Le résultat, même s’il ne s’agit encore que d’un prototype, est plutôt convaincant. Remonté comme une pendule, le vinylophone tourne sans électricité. «On doit encore le peaufiner, notamment revoir l’équilibrage entre le cornet et l’appui», souligne François Junod, perfectionniste.

Pour Séverine Gueissaz, responsable du CIMA, la réalisation de cet objet n’est pas anodine du tout. «C’est la première étape de ce qui peut être une importante collaboration entre l’école, notre musée et un artisan. Il faut la considérer avec comme toile de fond notre candidature pour entrer au patrimoine universel immatériel. Le volet «transmission du savoir-faire» y est très essentiel.» (24 heures)

Créé: 01.11.2015, 11h27

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