Justice
Un syndicaliste condamné pour avoir diffamé le roi du sandwich Barbey SA
Par Vincent Maendly. Mis à jour le 26.09.2012 3 Commentaires
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Syndicaliste chez Unia, Pierre-André Charrière a été condamné mercredi à 10 jours-amendes à 30 francs le jour avec sursis pendant deux ans pour avoir diffamé la boulangerie industrielle Barbey SA, à Granges-près-Marnand. Cette peine est plus légère que la première dont il avait écopé par le biais d'une ordonnance pénale et à laquelle il s'était opposé.
Pierre-André Charrière avait suivi le conflit social qui avait éclaté en 2010 au sein de la société Barbey. Dans la presse, il avait évoqué différents griefs contre l'entreprise, parlant notamment de salariés ayant le statut «d'esclaves», et de menaces de licenciements contre ceux qui se plaignaient.
Or le juge du Tribunal de police a estimé mercredi que le syndicaliste n'avait pas apporté la preuve de ces affirmations-là, attentatoires à l'honneur. Un juge civil doit être saisi pour déterminer le montant du tort moral ainsi causé à Barbey SA.
Le principal reproche fait à la direction de Barbey était d'avoir «triché» avec la timbreuse, en soustrayant arbitrairement du temps de travail à ses salariés. Cinq procès ont eu lieu aux prud'hommes, qui ont tous donné raison aux employés.
Tout juste retraité, Pierre-André Charrière était soutenu mercredi par une vingtaine de collègues syndicalistes et par des représentants d'UNIA. Son avocat Jean-Michel Dolivo a indiqué qu'il ferait appel de cette condamnation «inacceptable». (24 heures)
Créé: 26.09.2012, 15h44
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3 Commentaires
Bon Ok, ce qui m'intéresse dans cette condamnation ce sont les arguments des juges : dès quel moment ose-t-on dénoncer l'esclavagisme (pourtant reconnu par l'ONU qui affirme lui aussi que cela est présent dans notre pays)... Avez-vous les considérant ? Répondre
Parler d'esclavagisme dans une entreprise qui a pignon sur rue depuis très longtemps et qui n'a personne persécuté. C'est apporter un préjudice à cette entreprise, même si l'on est syndicaliste. A-t-il pensé un seul instant du nombre d'emplois qui auraient été perdus dans la région, si l'entreprise avait fermé définitivement? Je doute fort que le recours dont fait mention son avocat aboutisse...! Répondre
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