Un passage en forêt pour les élèves fait débat

LausanneUn chemin dans le Vallon de la Louve est envisagé pour les écoliers. Mais il suscite encore beaucoup de pesées d’intérêts.

La passerelle de Maillefer a été inaugurée en 2015.

La passerelle de Maillefer a été inaugurée en 2015. Image: PHILIPPE MAEDER/A

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Lors de sa dernière séance de 2016, le Conseil communal de Lausanne s’est penché sur le sort des élèves de l’Etablissement C.-F.-Ramuz, à Lausanne. Ces derniers doivent parcourir un trajet de 12 minutes pour aller à la gym alors qu’il suffirait de franchir le vallon de la Louve par un chemin dans la forêt. Entre les deux bâtiments scolaires d’Entrebois et du Vieux-Moulin, le trajet pourrait être raccourci, estime la socialiste Anne-Françoise Decollogny, qui a développé, avec son ancienne collègue Myrèle Knecht, un postulat dans ce sens.

L’affaire paraît simple et pourtant elle entraîne plusieurs pesées d’intérêts. Le chemin qu’il s’agirait d’aménager entre les deux collèges est situé à mi-distance entre la passerelle de Maillefer déjà construite et un autre ouvrage qui sera bâti plus au sud d’ici à quelques années. Ces constructions, inscrites dans le programme des franchissements pour la mobilité douce, ne vont pas sans coûter de l’argent, ainsi que l’a rappelé le PLR Jean-Daniel Henchoz.

Gros défrichement nécessaire

Autre aspect, les Verts s’inquiètent de l’important abattage d’arbres qu’implique l’aménagement des passages. Membre de ce parti, Valéry Beaud s’est d’ailleurs fendu d’une interpellation pour demander des comptes sur le défrichement à Maillefer.

Enfin, comme l’a rappelé la PLR Françoise Longchamp, il existe une question de sécurité. Un projet d’aménagement de chemin pour les élèves à travers le bois avait été refusé autrefois au motif que la traversée n’était pas assez sûre.

La municipale Florence Germond a profité de l’occasion pour annoncer que la deuxième passerelle, qui sera située à la hauteur du dépôt TL, sera avancée de quelques années. Elle a en outre pointé le fait que l’Etat allait se montrer sévère en matière de protection du bois à traverser.

Le Conseil a pris en compte le postulat d’Anne-Françoise Decollogny dans une version réduite. Elle ne demande désormais qu’un cheminement piétonnier au lieu d’une vraie liaison entre le quartier de Bellevaux-Entrebois d’un côté, et celui de Vieux-Moulin-Bois-Gentil-Plaines-du-Loup de l’autre. La Municipalité étudiera la question, tout en se concentrant sur la préparation de la seconde passerelle. (24 heures)

Créé: 04.01.2017, 17h42

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