Flore
Les plantes invasives sont toujours vendues en grande surface
Par Fanny Giroud. Mis à jour le 29.08.2012 5 Commentaires
Des espèces préoccupantes
Certaines plantes représentent un danger grave pour la santé humaine, comme l’ambroisie, qui peut causer de violentes allergies respiratoires, tandis que la berce du Caucase provoque de graves brûlures après exposition de la peau au soleil. D’autres espèces causent des dégâts économiques importants, comme la renouée du Japon qui déstabilise talus et constructions ou le buddleia qui aggrave l’érosion des terrains, notamment les berges. Enfin, certaines espèces comme le solidage couvre le sol et étouffe la végétation indigène.
Partager & Commenter
Depuis 2008 en Suisse, une liste noire recense 45 espèces de plantes envahissantes à combattre. Certaines sont dangereuses pour la santé et d’autres provoquent de nombreux dégâts. Toutes ont un point un commun: elles menacent la biodiversité en occupant le territoire des espèces indigènes.
Selon une estimation de Pro Natura, 20 millions sont engagés chaque année dans toute la Suisse pour lutter contre elles. Pourtant, alors qu’on désherbe et déracine à tout va, certaines de ces espèces sont en vente dans la plupart des garden-centers, car elles sont très appréciées dans les jardins. C’est le cas notamment de l’arbre à papillon (buddleia) et du laurier-cerise (la laurianne). Pire: on trouve dans le commerce des plantes qui sont interdites par une ordonnance sur la dissémination des espèces, comme le sumac.
Pas évident pour les professionnels de respecter les recommandations. «70% des gens qui plantent de la haie veulent de la laurianne, explique Claude Ropraz, responsable des garden center de Jumbo en Suisse romande. Dans le milieu, les gens n’aiment pas trop en parler. Le jour où on aura une loi, on interdira ces espèces. En attendant, les clients en demandent.»
Coordonner la lutte
Pour Pro Natura, l’absence de coordination dans ce domaine pose problème. «Les plantes ne s’arrêtent pas aux barrières des jardins, assène Nicolas Wüthrich, responsable de l’information. C’est inconscient! Ce qui est arraché dans une région revient par une autre région. Il faut qu’on se concentre sur les mêmes priorités partout.»
L’association estime que c’est à la Confédération d’établir une stratégie. Elle serait en cours d’élaboration, selon l’Office fédéral de l’environnement. Pour l’heure, «Berne alloue des fonds, mais sans objectif global. Or, cette lutte coûte très cher», dénonce Nicolas Wüthrich.
Dans le canton de Vaud, un groupe de travail a été constitué et depuis deux semaines, des civilistes quadrillent le canton pour récolter des données. Elles serviront à établir les priorités sur le plan des espèces à combattre ou des zones d’intervention.
(24 heures)
Créé: 29.08.2012, 14h21
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
5 Commentaires
les gens ne sont pas informés voilà le problème. Personne ne leur a jamais dit que ces arbustes n'étaient pas bons à planter en Suisse. Le laurier cerise est un exemple typique des plantes qui ne devraient pas exister ici : aucun animal ne s'y niche d'ailleurs.Aux centres de jardinage et autres vendeurs de plantes à être corrects et à informer la clientèle et ne plus les vendre. Répondre
Il n'est pas difficile d'interdire immediatement la vente de ces plantes, ou il faut de nouveau attendre que nos politiques aient finit leur caffe ?quant ont sait que le denger est present il faut agir tout de suite, les grandes surfaces trouverent d'autres plante a vendre . Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.
ASSURANCES AUTO
Est-ce que votre assurance auto répond à vos attentes ? En seulement cinq petites étapes, trouvez l’offre qui vous convient.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 



























