Chablais valaisan
Des Gitans squattent un champ à Muraz
Par David Genillard. Mis à jour le 24.07.2012 32 Commentaires
Une soixantaine de caravanes occupent le champ de 17 hectares où Simon Turin fait pousser du foin pour nourrir ses vaches, près de Muraz (VS). Les gens du voyage sont arrivés dimanche en fin de journée. Ils ont l’intention d’y célébrer un mariage. Selon le chef du clan, «800 invités sont attendus et la fête durera jusqu’à dimanche.»
Depuis, l’agriculteur tente de faire déguerpir les squatters, sans succès. «Ils détruisent mon champ, roulent dans tous les sens avec leurs Mercedes, ils chient partout! Je suis chez moi mais je ne peux pas exploiter ma parcelle. C’est un scandale!» s’emporte Simon Turin.
Après avoir contacté la police à plusieurs reprises, le fermier s’est résolu lundi à employer les grands moyens, promettant de puriner une parcelle voisine. Les occupants ont répondu à cette menace par d’autres menaces: «Ils m’ont dit que si je mettais un seul pneu de mon tracteur sur la parcelle, il me tuerait, moi et ma famille», raconte le Chablaisien qui a déposé une plainte pénale pour menaces et dommages à la propriété.
Mardi matin, à l’heure où Simon Turin devait déverser le lisier, les agents de la police cantonale ont tenté de désamorcer la situation et négocier le départ des occupants.
En début d’après-midi, les tractations entre le propriétaire du champ (Simon Turin en est locataire) et les responsables du clan ont permis d’arriver à un accord : «Les occupants se sont engagés à dédommager financièrement le propriétaire. En échange, ils promettent de partir dimanche.»
Pour Paul Kunz, le propriétaire du terrain, cet arrangement n’en est pas un: «Ils ne paient même pas le tarif demandé sur une place officielle, soit 10?francs par caravane et par jour! Et on ne sait même pas s’ils vont payer ou non, au final. En attendant, ils restent en toute illégalité sur ce terrain.» Menacé par ces voisins non désirés, Simon Turin s’attend à une semaine tendue. «Je ne sais pas comment ça va se passer mais on est très inquiets. On n’en dort pas de la nuit.» La police promet de rester «attentive et d’assurer une présence dans les environs ces prochains jours», rassure Jean-Marie Bornet. (24 heures)
Créé: 24.07.2012, 17h58
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32 Commentaires
Quelle aberration! Si l'on débarque chez eux avec 800 invités et commençons à faire la loi, comment ces gitans réagirait-ils? A force de parlementer, de trouver des arrangements, de vouloir à tout prix ménager la chèvre et le chou, l'on arrive à des situations pareilles! Une propriété c'est sacré même le charbonnier est roi chez lui! Répondre
La police ne peu pas intervenir, la justice ne fait rien. Un jour, il y aura des morts, des deux cotés. Car une personne perdra patience. Négocier avec eux ? Super, nous, en cas pareille, peut on négocuier avec la police ? Voilation de propriété. Non, on fini au poste, sasn discuter. Répondre
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