Fort en sport, le Chablais vise un label de Swiss Olympic

CandidatureLa région se rêve camp d’entraînement régional pour les fédérations sportives nationales. Ce serait le seul de Suisse occidentale.

Le Chablais possède plusieurs infrastructures de pointe, parmi lesquelles le Centre mondial du cyclisme à Aigle.

Le Chablais possède plusieurs infrastructures de pointe, parmi lesquelles le Centre mondial du cyclisme à Aigle. Image: Chantal Dervey

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Nous possédons les infrastructures permettant d’accueillir quasi toutes les fédérations sportives nationales», déclare Daniel Hediger, municipal de Bex et membre du comité de Chablais Sport. Le Centre mondial du cyclisme à Aigle, le Centre national de glace à Champéry et, bien entendu, les stations des Alpes vaudoises, avec les centres sportifs de Leysin/Les Mosses et de Villars, la piste de la Jorasse aux Diablerets, la région est particulièrement bien équipée pour la formation.

Alors que se profilent les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) – les compétitions alpines et de snowboard, et les disciplines en freestyle de Lausanne 2020 auront comme cadre les Alpes vaudoises – et la candidature de Sion pour les JO d’hiver 2026, le Chablais joue résolument la carte de l’olympisme. Les instances politiques valdo-valaisannes de la région, s’appuyant sur l’organisation intercantonale Chablais Sport (lire ci-contre), ont rencontré l’organe faîtier du sport suisse le 15 décembre.

«Nous avons approché Swiss Olympic dans le but d’obtenir une accréditation qui permettrait au Chablais de devenir un camp d’entraînement pour les fédérations nationales», poursuit Daniel Hediger. Outre les deux pôles d’entraînement nationaux que sont Macolin et Tenero, Swiss Olympic octroie le label «training base» depuis 2000 à des centres régionaux. Seuls trois sites en Suisse possèdent aujourd’hui cette accréditation. Il s’agit de Saint-Moritz et Davos dans les Grisons, et de Kerenzerberg dans les Alpes glaronaises.

«Le Chablais serait donc l’unique camp d’entraînement pour toute la Suisse occidentale», précise Grégory Devaud, municipal aiglon et président du comité de Chablais Sport. Le potentiel est en effet considérable, Swiss Olympic regroupant 86 fédérations et associations nationales. Ce qui représente 1,6 million de membres actifs répartis dans 20 000 clubs.

Des nuitées en échange

«Condition sine qua non en échange du label, la région devrait offrir un certain nombre de nuitées aux sportifs des fédérations venant s’entraîner dans le Chablais. Et leur mettre à disposition des infrastructures d’entraînement», annonce Alexander Wäfler, responsable communication de Swiss Olympic. «Il est clair que c’est un investissement, mais qui peut être rentable pour le futur, sachant que nos infrastructures sportives seront davantage utilisées», note Grégory Devaud.

«Nous leur présenterons notre dossier en septembre lors de la journée des fédérations à Berne», indique Georges Mariétan, secrétaire général de Chablais Région. «Swiss Olympic décide d’une offre, d’un lieu ou d’une région après avoir discuté avec les fédérations concernées. Ces dernières doivent nous dire si elles estiment que l’offre est intéressante et si elles vont effectivement utiliser les avantages proposés. Si ce n’est pas le cas, aucun partenariat n’est conclu avec le lieu ou la région», ajoute le porte-parole.

D’ores et déjà, Giancarlo Sergi, président de la Fédération suisse de basketball, fait part de son intérêt. «Nous sommes toujours à la recherche de solutions, et de préférence les moins coûteuses, pour organiser les camps de nos équipes nationales. Et avec des salles aux normes. Mais souvent, nous sommes contraints de nous entraîner à l’étranger. La démarche entreprise ici pourrait en effet nous inciter à venir dans le Chablais.»

Médaillés olympiques conquis

Médaillé olympique en bobsleigh en 1984 à Sarajevo et créateur du Tobogganing de Leysin, Silvio Giobellina salue la démarche de Chablais Sport. «Ça donne une image dynamique de notre région et un élan. Si, en plus, cela permet de rénover certaines de nos installations sportives, ce sera tout bonus.»

Même son de cloche chez Sergei Aschwanden, lui aussi médaillé aux Jeux (Pékin 2008 en judo) et actuel directeur de la station de Villars: «C’est très encourageant de pouvoir promouvoir la région et le tourisme via le sport. Ce serait une très bonne publicité. Nos infrastructures seraient de surcroît utilisées de manière optimale.»

Chablais Sport espère une réponse positive pour l’attribution du précieux sésame d’ici à la fin de l’année. (24 heures)

Créé: 24.02.2017, 06h52

Esprit d’équipe régional

Les communes vaudoises et valaisannes du Chablais ont mis en place une dynamique axée exclusivement sur le sport. Concrétisée sous l’appellation Chablais Sport, cette structure publique et intercommunale est dirigée par des édiles locaux. Elle souhaite faire fonctionner le large réseau opérationnel existant.

«Environ 60 acteurs du sport, de l’économie et du tourisme en font partie. L’idée est d’inventorier et de cataloguer l’ensemble de l’offre en matière sportive, notamment toutes les infrastructures à disposition, et de les faire fructifier. Ou encore d’identifier diverses thématiques et d’élaborer des projets en lien avec la pratique et le développement du sport dans notre région. Assurer, enfin, la promotion d’événements sportifs», détaille Grégory Devaud, municipal aiglon et président du comité de Chablais Sport.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 3

Faut-il opérer les gens qui naissent «intersexes»? Paru le 3 janvier 2017.
(Image: Bénédicte) Plus...