Procès
Il a tenté de tuer sa femme par deux fois en sept mois
Par Georges-Marie Bécherraz. Mis à jour le 29.10.2012 1 Commentaire
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«Il voulait que je lui donne mon hôtel. Il croyait que je l’avais donné à sa femme. Moi, j’ai dit que je ne donnerais rien jusqu’à ma mort.» Propriétaire d’un trois- étoiles sur la Riviera, l’octogénaire se désole de voir son fils adoptif sur le banc des accusés. Celui-ci, quadragénaire d’origine pakistanaise, répond de tentative de meurtre sur son épouse et mère de ses deux enfants, elle aussi Pakistanaise.
Les quatre vivaient dans l’hôtel convoité, où le fils était employé. Ils faisaient ménage commun, dormant dans des chambres séparées. Comme des coqs en pâte. «Je payais l’école privée pour ses enfants, explique le père. Il me demandait chaque jour de l’argent, je subvenais à tous ses besoins, j’envoyais aussi beaucoup d’argent au Pakistan.» Sa belle-fille ajoute que son homme consommait de la cocaïne «toutes les deux heures».
Couteau sur la gorge
L’épouse s’en sort avec une douzaine de blessures, heureusement peu profondes, à la tête et à la poitrine. Depuis, son mari dort à nouveau en prison. «J’ai toujours travaillé jour et nuit à l’hôtel, elle complotait avec mon père, elle m’a tout pris», se lamente-t-il.
«La schizophrénie, ça se soigne?»
L’affaire se corse en raison de la personnalité préoccupante de l’accusé. C’est du moins le diagnostic de l’expert psychiatre qui l’a examiné: schizophrénie, délire persécutoire intense dirigé contre son épouse. «Un risque de passage à l’acte meurtrier existe», souligne l’expert. «La schizophrénie, ça se soigne?» demande la présidente du tribunal criminel. «Oui, répond l’expert. A condition que l’intéressé soit d’accord. Or il y a ici un manque total d’adhésion au traitement.»
Face à cet homme qualifié de dangereux qui agit «avec conscience et volonté», mais avec «une appréciation illicite diminuée en raison de sa pathologie et de sa consommation de stups», la Cour devra décider, en plus de la prison, entre un internement et une mesure thérapeutique en milieu carcéral. Verdict prochainement. (24 heures)
Créé: 29.10.2012, 23h40
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1 Commentaire
En prison et pas d'excuse prendre de la drogue ou trop d'alcool ne devrait pas être une excuse personne n'est obligé de prendre des substances qui ,prises à haute doses, font d'une personne une bête sauvage Répondre
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